Plus on est de fous, plus y a d' riz !
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Au départ, on va dire que c'est une tentative de repas avortée. L'ami Olivier avait proposé à notre bande de nous réunir dimanche dernier. Hélas, presque tout le monde avait autre chose à faire ce jour-là. Ne restaient plus que nous deux. "Tu peux venir à la maison, si tu veux", lui ai-je écrit. "Je peux proposer à mes parents de venir ?" me répond-il. "Plus on est de fous, plus y a de riz. Tiens, je vais faire une blanquette !" lui rétorquai-je. Et ainsi fut fait.
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Respectant la tradition de notre bande, tout le monde met la main à la pâte. Olivier se charge de l'entrée, et sa mère du dessert. Et je m'occupe du reste. A savoir la focaccia qui servira du pain, l'apéro, le plat et le fromage.
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Pour l'apéro, j'ai préparé des gougères au sésame noir et au parmesan (avec un craquelin ... au sésame noir et au parmesan). Ces deux ingrédients se marient superbement. Le craquelin apporte une texture sablée équilibrée par le côté aérien du choux. Je ne les ai pas garnis de crème, car je trouvais le repas suffisamment riche.
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Pour leur tenir compagnie, un Champagne Harmonie Brut d'Eric d'Eric Collinet
(Côtes des Bars, 90 % Chardonnay, 10 % Pinot blanc).
La robe est or clair, brillante.
Le nez est plutôt discret, sur la craie humide, le citron confit, l'amande fraîche.
La bouche est vive, intense, élancée, avant de prendre de l'ampleur et d'emplir le palais d'une matière fraîche, désaltérante, aux fines bulles percutantes et toniques, et à l'aromatique sobre sur les agrumes.
La finale gagne en concentration et profondeur, alliant une noble amertume (écorce de pomelo) à une astringence crayeuse. Même si le dosage est brut, il est totalement imperceptible : on croque dans l'agrume et la craie qui persistent longuement, prolongé par des notes de bergamote et de miel.
Très bien (+)
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Olivier a préparé un tartare aux deux saumon (frais et fumé), fraises, petits pois, pignons de pins grillés et citron Meyer. C'était très printanier, frais, facile à manger. La fraise a tout de mal à exister face au saumon (mais apporte un peu d'acidité).
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Il a amené un vin, servi à l'aveugle. Mais comme vous avez la photo devant les yeux, , je peux vous dire tout de suite ce que c'était ( je n'ai pas trouvé, même si j'ai vendu la bouteille à Olivier). C'est la cuvée Atypique 2022 du Domaine Pique-Basse
((IGP Vaucluse - Sauvignon, Petit manseng , Grenache gris, Chenin)
La robe est or pâle, brillante.
Le nez est fin, sur les fruits blancs mûrs, le fruit de la passion et la mangue verte.
La bouche est ronde, ample, fraîche, croquante, à l'équilibre tellement parfait, évident, que ça en devient presque gênant / suspect. C'est rarissime sur un vin « sudiste » (bon, l'assemblage est réellement atypique, faut dire). Aromatiquement, on est sur l'ananas frais, la poire et une touche de granny.
La finale resserre tout ça, arrivant sur du séveux intense, souligné par une amertume cheninesque, glissant progressivement vers des notes réglissées, puis truffées, avant de revenir sur de l'ananas rôti. Vraiment atypique !
Très bien
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C'est à mon tour de m'occuper du plat : d'abord le riz thaï (cuit à la méthode japonaise pour avoir un résultat aérien) que j'ai relevé d'un peu de gingembre.
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Puis la blanquette de veau (au yuzu et morilles). Ce sont des champignons de Paris que l'on voit au-dessus (qui ont été cuit à la dernière minute. Elle n'a pas été préparée d'une façon traditionnelle. Comme mes convives souhaitaient la recette, je vous la mettrai prochainement sur le blog.
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Je sers un vin blanc avec le plat : les Cargadous 2022 du Clos Barthassade,
(Chenin, Roussanne, Carignan blanc, Vermentino et Chardonnay)
La robe est dorée, brillante.
Le nez est fin, profond, sur le coing confit, le miel de châtaignier, la crème brûlée...
La bouche est droite, élancée, avec une matière moelleuse, dense, étirée par un fil invisible, et une acidité diffuse, partout et nulle part, sur des notes de fruits confits et de caramel au beurre.
La finale est d'une concentration impressionnante tout en étant d'une finesse extrême, mêlant l'ananas rôti au beurre au toffee britannique, la pâte de coing à l'élevage luxueux, avec des amers magnifiques, sublimes, même. Quel vin !
Excellent
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Pour le fromage, j'ai fait le choix de servir deux pâtes persillées afin qu'elles puissent s'accorder avec le vin du du dessert. A gauche, un fromage local produit à 10 km de chez moi, à droite un gorgonzola crémeux.
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Le vin est un Bernkasteler Johanissbrünnchen Riesling Spätlese 2018 « WinePorn » de Joh. Jos. Prüm (cuvée réservée à un caviste de Bernkastel où je l'ai achetée)
La robe est or pâle, brillante.
Le nez est foisonnant, sur l'ananas, le citron vert, la mangue, la citronnelle...
La bouche est impactante, longiligne, offrant une matière concentrée, limite onctueuse, dominée par l'ananas et la mangue.
La finale allie fraîcheur vivifiante et douceur dans un registre exotique, tonifiée par un léger perlant, avec un équilibre superlatif.
Excellent
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En dessert, une tarte au citron meringuée (avec du zeste de citron vert). Délicieuse, pas trop sucrée. Merci, Monique ! L'accord avec le vin était parfait.
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Et c'est tout pour ce repas où on a bien ri(z) !