Visite dégustation au château Beauséjour-Bécot
L'avant-dernier de notre périple libournais... On a tourné 10 minutes sur la plateau de Saint-Emilion avant de le trouver. Il faut dire que le panneau d'indication est très mal placé. Merci au château Canon voisin de nous avoir montré le chemin ;-) Il faut ensuite faire le tour du bâtiment pour trouver une porte ouverte. Nous tombons sur Dominique Bécot qui appelle Alex, le maître de chai pour qu'il nous fasse la visite...
Rien de révolutionnaire dans l'ensemble de la vinif. table de tri, égrappoir, pompe, cuve inox, 28°, etc, etc... Les techniques les plus innovantes comme la pré-macération à froid sont réservées à Joanin-Bécot, leur domaine en Côtes de Castilllon. Quant à la Gomerie, elle a son chai spécifique au coeur de la parcelle. N'étant que grand cru, ce vin n'a pas le droit d'être élevé dans un chai de 1er grand cru classé.
Le chai à barrique est situé en dessous du chai de vinif. Les barriques, neuves à 80% sont donc remplies par gravité. Pour le reste, tous est encore très classique: soutirage trimestriel, collage au blanc d'oeuf frais, etc...
Eux aussi ont leur lot de galeries souterraines que nous nous faisons un bonheur de visiter. Il y fait si frais!
A noter une petite salle de récéption souterraine
assez croquignolette...
Toute une ambiance... et avec vue sur les vignes!
Bon c'est pas tout, mais qu'est-ce qu'on boit?
Tout d'abord, du Joanin Bécot 2001: la couleur est sombre. Le nez inspire le respect par sa force tranquille, son évidence, sa finesse (ronce, graphite, menthol)... Si la suite est à la hauteur, ce sera un grand vin. On goûte... Alors?... Eh bien oui, ça suit! C'est d'une grande ampleur, avec des tannins entre le velours et la soie. La bouche est mûre, gourmande, sans aspérité. Un régal! Une réussite pour ce premier millésime depuis la reprise par la famille Bécot!
On passe au 1er cru classé, Beauséjour-Bécot 2002: je ne sais pas si c'est l'effet millésime, mais il est un peu écrasé par le précédent. La robe est un peu plus fluide, le nez est encore dominé par l'élevage: on se croirait chez un torréfacteur! La bouche est souple, les tannins parfaitement fondus. La matière est tout sauf impressionnante. Nous avons affaire à un 2002 typique déjà prêt à boire si tant est qu'on aime ces arômes délevage un peu prononcés ;-) En tout cas, si j'ai à choisir, je prends le côtes de castillon plutôt que le 1er cru. Comme quoi , le prestige de l'étiquette n'est plus ce qu'il était :-D
Allez, plus qu'un! (ce sera Troplong Mondot).








