A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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31 mars 2014

Nouvel épisode du Club des 5

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Cela faisait près de deux mois que notre joyeuse équipe ne s'était pas retrouvée, avec la présence du fameux " Olivier de Rochechouart "  (des commerçants lecteurs de ce blog ont demandé à Olivier si c'était bien lui qui apparaissait de temps en temps dans mes billets...). Cette fois-ci, tout le monde a bien bossé ses plats, et nous  avons eu un très joli repas avec des vins de grande qualité.

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Forcément, on a démarré avec une bulle. Une belle robe dorée aux bulles fines très dynamiques. Le nez est fin, frais, intense, sur le beurre aux agrumes, la brioche chaude et la noisette légèrement grillée. La bouche est droite, tendue, avec une matière ronde et dense, des bulles délicates, très bien équilibrée. La finale persistante se conclut sur une fine mâche calcaire, souligné par des notes citronnées, très fraîches. Vraiment très bon.

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La diversité de l'assiette préparée par Patrick permettait de découvrir plusieurs facettes du vin. Ainsi, le carpaccio de Saint-Jacques aux clémentines renforçait son sôté salin de manière impressionnante. Alors que le foie gras le rendait plus éclatant. Avec le jambon de cul noir, c'était juste parfait.

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Et le vin était : le Brut Souverain de Henriot. Une excellente qualité pour un "simple" Brut Sans Année, avec un chouette rapport qualité/prix, assez rare dans les grandes maisons (28 €).

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Et l'on passe à une seconde bulle, même si ça ne se voit pas trop sur la photo. Il faut dire que Stéphane l'a cararafée. La robe est un peu plus dorée, les bulles assez rares, donc. Le nez donne des signes d'évolution faisant penser à un Bourgogne blanc d'une dizaine d'année (agrume confit, cire, coquillage). La bouche est ample et douce, avec une matière raffinée, presque onctueuse, et une grande fraîcheur faisant office de colonne vertébrale. La finale est douce et intense, sans aucune durété sur des notes trufées, terriennes. Superbe.

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Stéphane a fait autant oeuvre de décorateur que de  cuisinier dans son plat : on hésite même à la manger. Une vraie symphonie d'agrume : orange, bergamotte, citron caviar, avec le croquant de la betterave chioggia et de la grenade. Et les Saint-Jacques sont parfaitement cuites. Un gros MIAM !

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Et le champagne était .... un Rachais 2004 de l'ami Francis Boulard. Bravo à lui aussi !

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On passe à un gigot de 8 heures, avec des p'tits légumes qui ont cuit le même temps et une purée à la patate douce (et non de patate douce), préparé par Olivier qui nous sert LE vin de la journée. Une robe grenat sombre. Un nez frais, tonique, où se mélange le cassis, la résine (ciste), le cuir, les épices. Une bouche élancée, séveuse, d'une fraîcheur magnifique, avec des tannins soyeux, une sensation de grande pureté. La finale intense mêle la réglisse à l'eucalyptus. J'A-DORE !

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On ne pourra me traiter de chauvin, car j'ai du mal à croire qu'une telle merveille puisse être produite en France. Pour moi, c'est forcément italien. Eh bien non : c'est un Vacqueyras les Restanques de Cabassole 2007 de Roucas Toumba. Cela donne forcément envie de s'intéresser de très près à ce domaine. En attendant, vous pouvez lire cet article de la Pipette.

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Nous passons aux fromages apportés par Olivier de Rochechouart. De la tête de moines, mais aussi deux fromages alpins.

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Il a apporté ce vin qui nous a bien posé des soucis à l'aveugle. Impossible de le situer où que ce soit. Le nez sur la pomme au beurre fait penser  un Mauzac, sa richesse et son onctuosité à un Châteauneuf blanc. Nous n'avions pas tout envisagé la piste du Roussillon. À tort.

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C'est au dessert que j'interviens avec des fraises aux olives noires confites, glace au thym, tuile à l'anis vert. J'avais déjà préparé plus ou moins cette recette en 2006, inspirée par Gilles Goujon. C'est le Muscat 1996 de Cazes que j'ai amenée qui m'a incité à la refaire.

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En effet, l'âge à permis à ce muscat de sortir de l'aromatique habituelle pour acquérir des notes de garrique, de thym, d'origan. C'en est même assez déstabilisant, mais ce n'est pas pour me déplaire. Ce qui est aussi appréciable, c'est que le sucre est très bien intégré, et il y a surtout une acidité impressionnante qui le rend presque tranchant. L'accord avec le dessert est vraiment bien, même si je ne suis pas vraiment objectif.

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Merci à tous pour cette très belle journée !



Commentaires sur Nouvel épisode du Club des 5

  • Wahoooo !!!!!!!!

    Posté par etiam, 31 mars 2014 à 16:02 | | Répondre
  • Miam ! Ca donne faim tout ça :p

    Posté par Marie, 03 avril 2014 à 09:25 | | Répondre
  • Superbe! Vous ne voulez pas passer du Club des 5 aux "Six compagnons"?

    Posté par Laurent, 23 avril 2014 à 12:17 | | Répondre
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