28 avril 2013
L'atlas des vins de France (De Monza/le Monde) : finalement ... une bible !
J'avais reçu comme pas mal de monde l'Atlas des vins de France pour pouvoir en dire le plus grand bien. Ce que beaucoup ont fait, ce qui me pose vraiment question sur le fait de savoir s'ils l'ont vraiment lu, ou s'ils se sont contentés de recopier le dossier de presse ?
Perso, je ne l'avais pas lu en entier (c'est un boulot à plein temps). Mais j'avais repéré suffisamment d'erreurs dans ce livre pour estimer qu'il n'était pas recommandable. J'avais donc écrit un article sur le blog (ne le cherchez pas, il n'existe plus) pour en dire tout le "bien" que j'en pensais...
La réaction n'a pas tardé. Quelques jours plus tard, Jean-Pierre de Monza, le Boss himself, m'appelle pour une discussion assez mouvementée (il faut dire que mon article est en 2ème position sur Google, juste après la page de l'éditeur). Mais l'éditeur s'avère beau joueur et prêt à revoir sa copie. Il va tenir compte des différents reproches que j'ai pu faire. Et me demande d'y jeter un oeil plus attentif pour voir si j'en repère d'autres.
Je n'ai pas passé en revue tout le livre. Juste ce que je connais bien (Bordelais, Languedoc). Je repère encore un certain nombre d'erreurs que je liste et que j'envoie à Jean-Pierre de Monza.
Début avril, il me rappelle pour me dire qu'un deuxième tirage vient d'être fait, tenant compte de toutes mes remarques. Il me propose de me renvoyer le livre pour le vérifier. Je le reçois, et effectivement, ça va beaucoup mieux ! Ils ont même modifié la carte de l'Aude viticole comme je l'avais recommandé ;-)
Je dis donc chapeau à cet éditeur qui sait se remettre en cause, et je lui mets finalement un 17/20 (private joke avec mon pote Jipé).
Je vous informe que je vais déménager incessamment sous peu sur l'adresse www.boiremanger.fr, car je ne supportais plus les pubs infligées par mon hébergeur Canalblog. Vous pouvez déjà y jeter un oeil et vous inscrire pour être prévenu de la parution d'un article (et me donseiller sur d'éventuelles améliorations à apporter).
29 janvier 2013
En juillet 2010, j'avais rencontré à Fitou Laurent Maynadier, un vigneron qui brûle de toujours faire mieux connaître son appellation, ses terres et ses hommes. Depuis cette belle rencontre, il tenait à ce que je revienne pour que je puisse découvrir Fitou plus en détail. Lorsque j'habitais à Fécamp, cela me semblait l'autre bout de la terre, et j'avais du mal à l'envisager. Avec mon déménagement à Limoges, déjà plus proche, cela devenait plus réalisable. Et puis, il se trouve que je devais me rendre pour le travail à Montpellier. Pourquoi pas en profiter pour faire une incursion à Fitou ?
Je le propose donc à Laurent de venir le samedi précédant Millésime Bio. Il confie alors à Stéphane Cros, coordinateur du syndicat des vigneron, la tâche de me faire visiter, déguster et rencontrer un maximum de personnes. Peu de dire que la mission a été bien remplie, car ce fut trèèèès intense.
Le vendredi soir, une heure après mon arrivée, je suis convié un un repas situé dans un petit restaurant de Fitou, le toit vert. La propriétaire des lieux étant d'origine écossaise, il est organisé une fois par an un repas écossais… et ça tombe ce soir-là. Pas forcément l'idéal pour accompagner les vins locaux, mais finalement, ça n'a pas trop juré...
Marie-Françoise Abélanet, Laurent Maynadier, Stéphane Cros, Pierre Abélanet, Olivier Lebaron
Sept vignerons ont été invités à ce repas, plus un autre blogueur que j'ai retrouvé avec plaisir : Olivier Lebaron de Showviniste. Nous allons déguster une partie de la production de chacun, ce qui permet de discuter avec eux des terroirs, de l'encépagement, des choix de vinif, etc...
On démarre par les blancs secs
Muscat sec 2011, Mas des Caprices (bio) : nez fin et frais, entre notes muscatées et schisteuses. Bouche fine, tendue, aérienne, avec une finale marquée par des notes fumées.
Constellation 2011, Mamaruta (bio): nez délicat, entre notes florales, beurrées et grillées. Bouche ronde, fraîche, gourmande, avec un côté très désaltérant. On en boirait des seaux ! Légère mâche en finale qui accentue encore son envie d'y retourner.
Corbières blanc 2012, Champ des soeurs (pris sur cuve) : nez fin, entre fleurs et agrumes, un peu de fumée. Bouche ample, avec une belle tension qui étire le vin. Finale nette, minérale. Ensemble pur et équilibré, peut-être un peu moins typé que les vins précédents.
BtoB 2011, Mas des Caprices (grenaches sur schistes vinifiés et élevés en barriques) : nez finement boisé, poire, fumée. Bouche à la fois grasse et vive, avec une superbe énergie et un côté éclatant. J'aime vraiment beaucoup !
Cette série de blancs était vraiment réussie : on est très loin des clichés sur les vins du sud lourdauds. Nous les avons bus d'abord avec un fish and chips
Puis avec une délicieuse soupe au haddock
Nous passons ensuite aux vins rouges, qui seront accompagnés par la fameuse panse de brebis farcie, le haggis.
Je m'attendais à un truc super bizarre, à la limite du mangeable. En fait, rien de choquant. Plutôt bon, même s'il n'y vraiment pas de quoi s'en relever la nuit...
Les fenals 2010 : nez aux fruits expressifs, bien épicés. Bouche ronde, fruitée, avec beaucoup de gourmandise. Très agréable, même si un peu court.
Les fenals "agathe" 2010 : nez plus mûr, plus concentré. Bouche plus charnue, bien fraîche, avec un fruit généreux. Finale mâchue.


















