A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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16 octobre 2011

Guide Quarin des Vins de Bordeaux : plus que recommandable

quarinJ'ai reçu ce livre il y a une quinzaine de jours, et j'ai vraiment pris plaisir à le parcourir. Peut-être parce que la démarche de Jean-Marc Quarin me paraît plus être celle d'un passionné que d'un journaliste/critique, prenant des risques à défendre ses coups de coeur où à dénoncer des pratiques qui le dérangent. Aussi est-il devenu persona non grata dans certaines propriétés bordelaises comme Cos d'Estournel, Ducru-Beaucaillou ou Climens (il avait accusé ce dernier de chaptaliser ses liquoreux).

La partie "guide", où il consacre deux pages à chaque propriété, commentant leurs cuvées sur une quinzaine de millésimes, est vraiment bien faite, complétée par un graphique qui permet de visualiser la progression des notes et des prix.

Il n'est guère facile de trouver un critique dont les goûts correspondent parfaitement aux vôtres. Je n'en suis pas loin avec JM Quarin. La plupart de ses commentaires collent bien avec les ressentis que j'ai pu avoir sur les vins et les propriétés. 

Ainsi, je ne peux qu'être d'accord sur la montée en puissance de Pichon Baron, Léoville Poyferré, et Pontet Canet (mais aussi Lynch Bages dans les tous derniers millésimes). Comme Quarin, je pense que Château Margaux est certainement le plus grand Bordeaux actuel. Par contre, je ne prendrais pas le risque d'affirmer comme lui que c'est le meilleur vin du monde... (ça me semble très bordomaniaque).

J'ai moi aussi un faible pour Canon et Beauséjour Duffau Lagarosse dans les derniers millésimes. Je partage ses impressions sur les différents millésimes de Chevalier (qui gagne en chair depuis 2004)  ... et sur la finesse très bourguignonne de Berliquet. Et puis oui : le domaine de l'A, Clos Puy Arnaud, Pibran, Jaugueyron ou Belle-Vue font partie des belles affaires que l'on peut faire dans le Bordelais. Sur Clos Manou, je ne demande qu'à être convaincu (je n'en ai jamais bu).

Par contre, je suis un peu moins d'accord sur Las Cases dont Quarin n'apprécie guère les derniers millésimes. Il n'a même pas daigné déguster le 2010, pas plus que le très beau Potensac 2010. Je trouve cela un peu dommage...

Je le trouve plutôt dur avec Fargues (que j'apprécie beaucoup) et un peu trop enthousiaste pour Yquem (dont le 2005 bu à deux reprises ne m'a pas du tout emballé, alors que lui l'adore). On peut être aussi surpris de l'absence de Fombrauge ou de Rollan de By (même s'il dit beaucoup de bien de Haut Condissas) alors qu'il y a quelques châteaux cités d'un intérêt assez limité.

Ce livre me semble en tout cas d'une sacrée aide pour ceux qui n'ont pas eu la chance de déguster tous ces crus au long de ces 15 dernières années. Il permet de dégotter quelques perles, et d'éviter des achats malheureux.

La présentation que j'avais lu sur ce livre paraissait aussi prometteuse sur la "méthode de dégustation" de JM Quarin. J'avoue que je suis resté un peu sur ma faim. Si le principe des schémas illustrant la perception en bouche des différents cépages est intéressant, il me semble tout de même assez théorique. Car certains Merlot sur graves amènent des sensations très Cabernet ; et certains Cabernet sur argile ont une rondeur et un velouté très Merlot. Je ne parle même pas de l'élevage en barrique qui a un impact énorme sur la structure d'un vin (je veux dire par là que le même vin de départ peut changer du tout au tout selon l'origine du bois et la chauffe de la barrique).  Ceci dit, je ne peux que suivre l'auteur sur les vertus de l'assemblage.

Finissons sur ce qui m'a le plus "agacé", même si ce n'est pas bien méchant : l'utilisation un brin répétitive de l'adjectif incrachable. Que Quarin nous le fasse deux ou trois dans le livre sur un grand Ausone ou un immense Haut-Brion, soit. Mais là, ça revient un peu trop souvent et finit pas lui faire perdre toute valeur.

A souligner que vous pouvez donner vos impressions et discuter avec l'auteur sur Facebook.

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L'église de Margaux




05 août 2011

Fan de fanes

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Les éditions Terre Vivante m'ont fait parvenir le  livre "je cuisine les fanes" qui sort vraiment de l'ordinaire et donne plein d'idées pour donner une mort dans la dignité à vos peaux de fruits et légumes. Car celles-ci finissent la plupart du temps dans la poubelle, au (beaucoup) mieux sur un tas de compost.

Bon, y  a plutôt intérêt à ce qu'ils soient cultivés en bio (ou proviennent de votre jardin), car il n'est guère conseillé de manger la peau des fruits et légumes dits "conventionnels", souvent bourrés de pesticides de toute sorte.

Sur ce blog, j'avais déjà fait la promotion de l'utilisation des épluchures comme ICI ou . Mais dans ce livre, il y a vraiment plein d'idées que je n'aurais jamais pu concevoir. Les auteurs – Amandine Geers et Olivier Degorce – débordent vraiment d'imagination.

Quelques exemples : des tempuras d'épluchures (courgettes, aubergine, navet), des samossas farcis (aux fanes de radis ou de navet), un velouté aux cosses de fèves (jamais j'aurais pensé à les utiliser, celles-ci), un gaspacho au concombre et fanes de radis, des raviolis aux pieds de champignons, un condiment aux fanes de carottes déshydratés, un pesto à base de fanes de radis, des tiges de betterave confites avec du fromage blanc, un gâteau aux épluchures de courgettes, un sirop d'épluchures de pomme, une infusion aux fanes de fenouil et zestes d'orange...

Tout donne vraiment envie, car les photos sont très sympa. Je testerai probablement un certain nombre de recettes. 

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Je cuisine les fanes, éditions Terre Vivante, 96 pages, 12 €


27 juin 2011

Gwyneth Paltrow, my soul sister

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J'aurais pas cru écrire cela un jour, mais I love Gwyneth Paltrow. Bon, c'est un peut-être un peu fort. I like her, on va dire. Voilà pourquoi : une attachée de presse m'a demandé si ça m'intéressait de recevoir son carnet de recettes, . J'ai répondu pourquoi pas ? sans trop savoir à quoi m'attendre. Une fois reçu, je l'ouvre, le feuillette, et je vois des recettes avec de la farine d'épeautre, d'orge, du sirop d'agave ... Et puis pas mal de recettes végétariennes/végétaliennes. Bref, ça me parle beaucoup, cette affaire, car je peux réaliser une bonne partie des recettes proposées alors que je suis un régime relativement strict. Il y a même une recette de poulet "basse température" (10 h de cuisson).

Sans parler que le ton employé est sincère, humain, proche de nos préoccupations quidamesque. Bref, comme l'a dit une blogueuse, Gwyneth, c'est the girl next door.

Pour vous dire combien son livre m'a marqué, je me suis mis à faire une recette le jour-même où j'ai commencé à le lire. Tout simplement  parce que l'idée m'intriguait et me donnait envie. Une recette tout ce qu'il y a d'américaine, puisque c'est un hamburger ... végétarien, inventé pour sa fille qui peut manger de la viande.

A suivre...

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04 mars 2011

Bientôt maîtres de l'univers ?

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Hier, démarrait le festival du livre culinaire, et à cette occasion étaient distribués les Gourmand World Cookbook Awards. Nous avions remporté la première manche (=meilleur livre français sur le vin) mais il nous restait à affronter le reste du monde. 

Le résultat est tombé hier soir aux Folies Bergères : nous sommes "champions du monde" ! Il ne faut tout de même pas crier victoire trop vite. En juin prochain, a lieu sur Jupiter le Concours Interplanétaire, et paraît-il les vénusiens ont une chance de nous mettre la pâtée ;o)

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J'ai passé la journée d'hier au Festival : un article devrait suivre sur ce que j'y ai vu. Je n'étais par contre pas aux Folies Bergères (par contre, Pierre, mon co-auteur, y était).

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15 janvier 2011

Un nouvel article signé Eric B.

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Après un article de 3 pages dans la Revue des Vins de France au mois de décembre (sur l'historique des 3 Léoville), en voici un de 14 pages dans la revue Vigneron sur le château Cos d'Estournel. La parution du livre a des conséquences inattendues que je ne peux qu'apprécier. 

Sinon, le déménagement s'est bien passé. J'ai encore un peu de rangement à faire, mais l'appartement prend forme. Des photos sous peu...

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18 décembre 2010

A la rencontre de mon alter ego

Mon ami Pierre le Hong avec qui j'ai écrit Crus Classés du Médoc sera aujourd'hui à Paris à la Librairie Gourmande. N'hésitez pas aller à sa rencontre, d'autant qu'il a prévu d'amener quelques bouteilles, et sûrement sa collection de graves (= galets) du Médoc. Et puis surtout, il a plein de choses à dire et à partager !

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09 décembre 2010

C'est déjà Noël !

Je ne sais plus dans quel film on comparaît la vie à des montagnes russes. Ben il y a de ça... A certains moments, elle charge un peu trop le wagon avec un tas d'emm...(la fameuse loi de Murphy : je peux témoigner qu'elle existe) : on se retrouve alors à une vitesse grand V en bas de pente, et tu as vraiment envie de crier !!!

Et puis dieu (?) merci, le petit train ne reste pas coincé en bas : il est descendu tellement violemment qu'il remonte aussi sec : tu te retrouves tout en haut sans même t'en rendre compte. Enfin si, quand même un peu ;o)

Nous avions eu il y a un mois un mois et demi le Prix de la Biennale Internationale du Livre du Vin. Voilà que Crus Classés du Médoc obtient le prix 2011 du meilleur livre de vins aux Gourmand Cookbook Awards

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Dans le même temps, vient de sortir la Revue des Vins de France avec un article de 3 pages signé par votre serviteur sur l'histoire des 3 Léoville. Je n'aurais jamais imaginé il y a quelques années écrire un article dans ce magazine auquel j'étais abonné..

Dans un autre registre, Hubert de l'Oenothèque vient de publier sur son blog une chanson en honneur en notre livre en s'inspirant de Trénet : "on est heureux Départementale deux". Merci le fou chantant !

Et puis ma période d'essai s'est achevée il y a une semaine : je suis maintenant à Ludivigne pour une période indéterminée que j'espère la plus longue possible. Ma recherche pour un appartement a démarré ... et touche peut-être déjà à sa fin, car le premier que j'ai visité me plait beaucoup ! A suivre...

PS : Tombé dans ma boîte au lettre ce matin : la Tibune de Genève ... de demain !

(merci Estèbe !)

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10 novembre 2010

Une journée de m... Des photos de m...

Avant tout, je voudrais demander pardon aux personnes qui se sont données la peine de venir hier à Fauchon pour la dédicace de mon livre, car ils se sont déplacés pour rien : la séance a été reportée sine die sans que j'en sois averti, pas plus que le personnel de Fauchon, qui n'était pas du tout au courant de l'évènement.

Je ne vais pas vous écrire la fameuse formule "et pourtant la journée avait bien commencé", car ce n'est pas le cas. Dès le départ, ce fut la cata.  

Photo_0002A peine arrivé à la gare du Havre, je vois sur le panneau des horaires que mon train aurait du retard. Je demande au guichet plus de précision : un train de marchandise est en panne sur la voie. Il devrait y avoir 30 mn de retard environ. Je dois arriver normalement à Paris à 12h10. Ca fait 12h40. C'est acceptable. 

Je monte dans le train et attend qu'il démarre. Finalement, il le fait à 10h20. Une heure plus tard, il s'arrête à la gare de Bréauté ... qui est à 10 mn de chez moi. Le conducteur présente ses excuses  et explique que le train aura finalement 1h30 de retard !... 

Photo_0005Là, ils tiennent leur promesse : je suis arrivé à Saint-Lazare à 13h37 !!! Dieu merci, la place de la Madeleine n'est pas loin. J'aurais même pu y aller à pied. Mais je prends tout de même le métro où j'achète une bricole à manger dans un distributeur histoire de pas tomber en hypoglycémie dans l'après-midi.

Photo_0009J'arrive très vite à la Madeleine, et j'ai même le temps de faire le tour des deux magasins ... et de me rendre compte qu'il ne semble rien y avoir de prévu. Je finis par demander au personnel. "Une signature ? Euh non, je ne pense pas... Où avez-vous lu ça ?... La Biennale du Livre ? Ah non, pas au courant..." .  Le responsable du magasin prend mon numéro de portable  pour m'informer s'il apprend quelque chose de nouveau. Il ne rappellera pas. 

Là dessus arrive Guy-Marie Rénié, le P-DG des Editions Sud-Ouest qui était venu pour me donner un coup de main. Nous refaisons un tour de magasin pour faire le même constat. Il appelle alors l'organisateur de la Biennale qui lui explique que l'évènement  a été reporté, sans nouvelle date précise, et que les différents participants ont dû être avertis. Cela semble le cas des autres, puisque nous sommes les seuls à être présents aujourd'hui... Je ne sais pas à quel niveau ça a buggé, mais personne à Sud-Ouest ne semble avoir été au courant. En tout cas, sur le site de la Biennale ce matin, il était toujours affiché ceci :

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Photo_0011Nous avons pris un café, discuté, puis fait un tour à la Bordeauthèque au Lafayette Gourmet (impressionnant autant pour la déco que pour les prix !). Puis Guy-Marie est parti à un autre rendez-vous. Pour ma part, je suis allé à la FNAC Saint-Lazare pour regarder les dernières parutions en livre de cuisine, et j'ai acheté en poche "le verdict de plomb" de Michael Connely, histoire de m'occuper les heures qui suivent. 

Photo_0019Car j'avais acheté des billets Prem's avec des horaires fixes et non échangeables. Je n'ai pu repartir de Paris qu'à 19h50. Le bouquin est génial, comme d'hab. J'ai donc supporté cette attente avec un certain bonheur (avec un fond de l'air bien frais, tout de même...).

Retour à la maison à 22h30, épuisé ... et pas vraiment heureux :o(

Reste à voir ce que je ferais lorsque l'évènement aura finalement lieu (s'il a vraiment lieu...). Je n'ai pas encore tranché la question...

 


07 novembre 2010

"À nous deux maintenant !"

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S'écriait le jeune Eugène de Rastignac surplombant Paris à la fin du père Goriot. Mardi prochain, les voyageurs de la gare Saint-Lazare m'entendront certainement pousser la même incantation à ma sortie du TGV en provenance du Havre. Je passe en effet une journée dans la capitale pour dédicacer mon livre dans temple du luxe parisien : Fauchon

Personnellement, ça ne me serait pas venu à l'idée de le faire là-bas, mais ainsi en a décidé l'organisation de la Biennale Internationale du Livre pour présenter ses Lauréats à Paris. Me voilà engagé comme "Fauch(on)eur" volontaire ;o)

Je serai en tout cas ravi de rencontrer là-bas des lecteurs parisiens s'ils peuvent se libérer dans l'après-midi (entre 14 et 18h30). Même si je ne garantis pas que je serai très dispo. On verra bien....

fauchon

(source)


29 octobre 2010

Un Point, c'est tout (ou merci monsieur Dupont ! )

Nous avions envoyé un livre "Crus classés du Médoc" à Jacques Dupont avant même qu'il soit paru, en espérant qu'il en fasse mention dans le numéro spécial VINS du point de septembre. Et puis .. rien. Depuis, nous attendions un signe. Il est apparu mercredi dernier, quand une personne très bien informée m'a avertie qu'il y aurait un article le lendemain dans le Point. Je l'ai donc acheté, et surprise :

article_point

On ne peut difficilement avoir mieux comme mise en avant : 1/3 de page dans le Point, c'est pas rien. Et comme pour les quelques articles précédents, la critique est élogieuse : "le livre important de la rentrée", "mise en page exceptionnelle", "graphisme exemplaire"... N'en jetez plus !

Donc, merci monsieur Dupont : cela valait le coup d'attendre un peu ;o)




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