A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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02 juillet 2017

Dernier repas de la saison... ou presque

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Dimanche dernier, c'était le repas annuel de Patrick qui fête à la fois les deux ans d'Anna, notre dernière rencontre de l'année scolaire... avant la semaine prochaine, et l'annonce d'une petite soeur qui arrive :-) Bref plein de raisons pour faire un bon repas, forcément démarré avec une bonne bulle ... et des gougères dont Pat' est le maître incontesté.  Le vin allie maturité et finesse, du nez jusqu'en finale, montrant une belle maîtrise du producteur. C'est très élégant à défaut d'une grande complexité (attendre ?). On hésite de savoir si c'est un champagne ou non, car il ne fait pas très chardo, et encore moins Pinot  noir. Mais si, c'est un champagne : Blanc de Blancs de la maison Henriot.

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Le repas commence avec du saumon mariné, tapenade aux herbes et  légumes de printemps (petits pois, haricots, chou fleur, radis...). Les textures et les goûts sont très variés, la tapenade relevée sans être amère, le saumon salé juste ce qu'il faut. On se régale ! Difficile de reconnaître l'origine du vin, car il paraît très évolué : la robe est entre l'or et le cuivre. Le nez est très marqué par l'encaustique, le miel et les fruits secs. La bouche est plutôt ronde et fraîche, mais manque de peps et de gourmandise. Pas loin de la mort clinique. Vu que Riesling  GC Eichberg d'Emile Beyer est de 2012, on peut subodorer un bouchon qui n'a pas fait son travail d'obturation.

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Le maquereau est servi cru dans les assiettes avec des carottes mi-cuites et des oignons. Puis Patrick verse dessus un bouillon aux crevettes pimenté (méthode Astrance). Cette cuisson "à la seconde" que les Japonais appellent shabu shabu met en valeur la chair grasse du poisson qui ne m'a jamais paru aussi onctueuse. Le bouillon est un pur délice. Très beau plat ! Le vin qui l'accompagne n'est pas en reste : un nez sur le coing et l'agrume confit qui me fait penser à un Chenin. Une bouche tendu mais pas raide, ample, complexe, avec une profondeur minérale. Et une très belle finale finement mâchue. L'accord avec le plat le grandit encore. Grand moment de gastronomie. On dévoile l'étiquette... Surprise : ce n'est pas un Chenin ! C'est un Sancerre Comtesse 2008 de Gérard Boulay. Chic, j'en ai en cave :-) 

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Un plat plus classique que les précédents mais qui est toujours bien agréable à manger : agneau, semoule de couscous, poivrons confits, et purée de dattes au gingembre. Avec ce plat goûtu et épicé, Patrick nous sert un vin rouge d'une fraîcheur magnifique, avec une tension sur le fil du rasoir. Il y a un fruit vibrant, des épices, un début d'évolution. Une finale mentholée pleine de peps. J'aime beaucoup et le contraste avec le plat épicé est vraiment top. Encore un beau moment ! Au départ, on pense à la Loire, mais on est c... une fraîcheur pareille ne peut qu'être italienne : c'est un Ghemme 2008 de la Cantina Il Chiosso.

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Plateau de fromage simple, mais efficace : comté de 30 mois et pain aux noix. Si on ne nous sert pas un Jura avec ça... Et bien, oui, dès le nez, on sait qu'on est là-bas. Pas vraiment ouillé, pas vraiment oxydatif... Ce style me rappelle quelque chose. Ca ne viendrait pas d'Arlay, ce vin ? Si, si. C'est le Côtes du Jura 2006 (Chardonnay & Savagnin) que nous avons dégusté quinze jours plus tôt avec Alain de Laguiche. Evidemment l'accord est parfait ! 

La vie fait bien les choses : j'avais amené un fond d'une bouteille dégustée quelques jours plus tôt au boulot, et dont je parle ICI. C'est une sorte de soléra élevée sous voile regroupant tous les millésimes de 2008 à 2014. C'est du Grenache blanc du Vaucluse. Il a donc plus de rondeur qu'un Savagnin, sans que l'alcool ne se sente. Le toucher est très doux, mais en même temps, il y a de l'énergie et une aromatique puissante. Excellent, ce Liquidus mineralis du Clos de T

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Pour finir, une panacotta à la vanille, pêche, abricot et madeleines aux miel. Avec une bulle très muscatée, au sucre assez marqué. Ce serait bien un Moscato d'Asti, ça. C'en est un, celui de Bera (que j'ai dû vendre à Pat', mais je ne m'en souviens plus...). L'ensemble fonctionne très bien et permet de finir en fraîcheur et légereté (la panacotta n'est pas 100 % crème...).

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Merci à toute l'éPATante famille pour son accueil !



Commentaires sur Dernier repas de la saison... ou presque

    Des splendeurs, encore une fois ! Comment vas-tu?

    Posté par Mirelha, 02 juillet 2017 à 19:08 | | Répondre
    • Couci, couça. J'entends toujours de la musique 24/24 sauf lorsque je dors. IRM mercredi prochain
       
       
       
       

      Posté par Eric B, 02 juillet 2017 à 19:13 | | Répondre
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