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Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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17 octobre 2013

Comparatif entre bouchage liège et capsule à vis : version blanc

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Je vous avais fait part d'un test comparatif sur un Saint-Chinian il y a un bon mois. Voici un nouveau test sur un Traminer blanc 2011 de Stéphane Tissot, disponible en version capsule à vis et bouchon liège.

 


Première différence : ça ne prend qu'une seconde et aucun ustensile pour la version "capsule". Pour la version "liège", il faut vingt secondes si vous avez le tire-bouchon sous la main, un quart d'heure si vous ne vous vous rappelez plus où vous avez rangé ce p... d'engin !...



Deuxième différence : la bouteille. La version "liège" a une bouteille jurassienne classique, alors que la "capsule" a une forme "bourguignonne". J'imagine que cela vient du fait qu'il n'y a pas eu encore de bouteille jurassienne conçue avec un pas de vis. Ça viendra ;-)

Dès que vous passez le nez sur les deux goulots, vous percevez une différence flagrante entre les deux flacons : le "capsule" dégage une odeur de réduit alors que le "liège" a une odeur fruitée sympathique.

 

En versant dans les verres, on peut constater une couleur dorée un peu plus intense sur le "liège" (c'est subtil), ce qui est plutôt logique, le vin évoluant un peu plus rapidement.
Jeudi 17 h 
Liège : nez intense, mûr, riche, sur pêche, fruits exotiques, bubble gum (malabar). Bouche ample, ronde, charnue, au fruité généreux (nectar de mangue). Finale avec de la niaque et une  belle persistance sur les fruits jaunes
Capsule : nez discret, réduit. Bouche plus tendue, moins ample, avec une acidité plus saillante. Matière pure et élégante, très douce. Par contre, l'aromatique est proche (mangue, pêche). Finale plus amère, mais un peu moins longue
Jeudi 19 h 
Liège : nez intense sur l'ananas rôti. Bouche ronde, mûre, avec une belle tension  et une mâche calcaire montant crescendo jusqu'à la finale.
Capsule : nez toujours discret, mais beaucoup moins réduit. Apparaissant l'agrume confit avec une touche beurre fondu (lemon curd, quoi). Bouche droite, limite sévère, citronnée, avec un côté lame d'acier impitoyable. Le citron domine en bouche. Finale austère, minérale, avec une belle mâche
Jeudi 22 h (y a pas d'heure pour les braves)
Liège : Nez sur les fruits jaunes bien mûrs, avec des notes rôties/grillées. Bouche gagnant en onctuosité, mais avec toujours beaucoup de fraîcheur. Transition vers la finale plus fondue, mais suivie de près par un retour puissant, énergique qui vous met une grosse baffe. Impressionnant !
Capsule : nez très fin, frais, avec des notes exotiques (fruit de la passion, mangue) et d'agrume (ferait penser un Sancerre 2008) et toujours une touche beurrée/lactée. Bouche toujours aussi traçante, mais enrobée par une matière douce, aérienne, irréelle. Finale sur l'écorce d'agrume,  tonique,  explosive. Un régal de fraîcheur !
Conclusion : les deux vins sont très intéressants et montrent un visage totalement différent du même vin. L'un est plus rond et généreux, l'autre est plus tendu et incisif. Il sera intéressant de refaire le test dans un an pour voir comment ils ont évolué.
 
 



Commentaires sur Comparatif entre bouchage liège et capsule à vis : version blanc

    Intéressant. Je viens de procéder à une dégustation avec la version liège. Il me reste un peu moins de la moitié de la bouteille. Le vin était comme décrit à l'ouverture, avec des notes exotiques (litchi-rose, j'ai cru à un gewurz) dominantes et les épices douces. Très beau milieu de bouche et finale salivante.

    Posté par Thibault, 02 novembre 2013 à 20:03 | | Répondre
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