31 octobre 2010
Quatre "Méthodes traditionnelles" à prix tout doux
Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres régions, mais en Normandie, les gens ont tendance à se réunir facilement à 20-30 personnes autour d'une table. Et s'ils veulent démarrer le repas par un champagne, cela vous coûte un bras, comme on dit aujourd'hui (encore un coup du politiquement correct : avant, on disait la peau du c...).

Aussi, mon JJ (= mon boss, si vous préférez) a dégotté à travers la France 4 Méthodes traditionnelles à petit prix. Franchement, avant de les goûter, j'avais comme un doute sur leur qualité. Comment faire bon à moins de 10 € ? Et puis, un soir, nous avons ouvert les 4, car nous voulions en choisir une pour un repas " mets & vins". Eh bien, j'ai été scotché par la qualité générale ! Détails.
Nota : les prix indiqués sont ceux de Ludivigne. Il est probable qu'ils soient un peu moins chers chez les producteurs

Crémant Brut d'Alsace Stoeffler : robe or pâle, avec une bonne effervescence. Nez sur la pomme fraîche, le miel, avec une touche de fumée. La bouche est vive, tendue, avec une belle ampleur et une bulle qui stimule les papilles sans les agresser. La finale est franche, savoureuse, avec une mâche qui rappelle pas mal de champagne. Un Crémant dans l'esprit des Brut Nature champenois, idéal pour l'apéritif car il donne faim et soif ! (9,80 € )

Vouvray Brut Boutet Saulnier : robe plus pâle que le précédent, avec une effervescence importante (servir doucement). Nez sur le tilleul, le citron et l'ardoise mouillée. Au départ, les bulles sont très envahissantes, mais elles sont fines et chatouillent délicatement le palais. Ceux qui sont réfractaires à cette profusion peuvent carafer le vin : ça le calmera rapidement. Sinon, la bouche est vive, droite, avec moins d'ampleur que le vin précédent. La finale est nette, sur des notes calcaires. Rebu 3 jours plus tard, avec moins de bulles, c'est vraiment bien. Et à 6,80 €, il n'y a vraiment rien à dire !

Montlouis Brut, Laurent Chatenay : la robe dorée et la bulle fine font très champagne. Nez d'abord sur des notes fermentaires (levure), puis sur la brioche chaude, le coing, le miel. Bouche ample, dense, avec un côté moelleux/vineux qui n'existait pas dans les vins précédents. La bulle fraîche apporte un beau contrepoint à cette bouche onctueuse. La finale est racée et vivifiante. Vraiment très bien pour 7,40 € !!!

Crémant de Bourgogne, Frédric Trouillet : robe d'un beau doré. Nez sur la noisette grillée, le beurre, la pomme chaude. J'imagine de suite ce vin avec du foie gras en brioche ! En bouche, c'est généreux, ample, onctueux, avec une bulle fine et caressante. Vraiment classe ! La finale se conclut en douceur (mais sans lourdeur) sur des notes mûres, abricotées. Certainement une voie possible pour ceux qui veulent absolument une bulle au dessert. Rapport qualité/prix exceptionnel : 8,50 € !
Il est donc vraiment possible de se faire plaisir sans se ruiner. Alors que je connais des champagne à 15 € vraiment pas terrible...
30 octobre 2010
Réponse à la réponse
D'abord, je ne m'attendais pas à autant de réactions. Merci aux uns et aux autres pour leurs messages. La réponse de mon lecteur n'a pas tardé, et ses propos m'obligent à apporter quelques réponses.
Vous écrivez sur un blog accessible a tous, ou tout le monde peut répondre donc
.
Si on ne doit que répondre que vous êtes super,extra, extraordinaire, renommez
l'onglet "poster un commentaire" par "Poster un compliment".
Je reconnais que je préfère les compliments, mais si la critique est constructive, je suis preneur. Votre commentaire nécessitait une réponse. Et comme votre commentaire était public, ma réponse l'est aussi. Je ne considère pas que c'est un coup de sang de ma part. Il n'y a aucune agressivité dans mes propos, il me semble.
Tout d'abord, je n'ai JAMAIS parlé d'argent.
j'ai juste dit que les Rapports
qualités prix ne sont pas toujours en GD. j'ai juste parlé des rapports qualités
prix, vraiment différent (...) j'adore la cuisine et les produits ,mais la matraquage de la GD sur les produits
alimentaires est des plus pénibles, nous sommes pris pour des idiots
Vous avez tout de même écrit : "je suis ennuyé que vous fréquentiez les supermarchés". Je n'ose imaginer ce que vous devez penser des discounts, qui sont sûrement encore pire à vos yeux. Vous avez reconnu que j'étais un consommateur averti, alors merci de me faire confiance pour ne pas acheter n'importe quoi à n'importe quel prix en grande surface. Je n'achète JAMAIS de produits de marque, car je sais bien que la moitié du prix est destinée à payer la publicité (que je ne regarde jamais : j'ai pas de TV, et je ne reçois pas de pub dans ma boîte aux lettres). Par ailleurs je regarde TOUJOURS la composition : un vieux réflexe de bio-man ;o)
Je n'ai pas encore tous mes repères à Fécamp, mais à Bergerac, je savais exactement quoi acheter, et où, pour avoir justement les meilleurs rapports qualité/prix. 99 % des fruits et légumes étaient achetés au marché car ils étaient plus frais et moins cher qu'en grande surface (par ex, pommes non traitées à 0.50 € le kg, tomates cerise à 3 € le kg...). La viande, c'était selon les opportunités. Mais j'achetais toutes les semaines du talon de jambon artisanal absolument superbe à 8 € sur le marché. Imbattable. L'eau, c'est celle de Lidl (27 ct). Le Chaource, celui du Mutant, la farine et le sucre achetés en vrac à la Biocoop, etc... Chaque choix était pesé en fonction de la qualité, du prix, etc... Par ex, Intermarché fait une copie de Saint-Moret (faite dans la même usine avec une composition affichée identique) à 0.80 € au lieu de 2 € et des poussières.
Alors me prendre pour un consommateur peu averti qui va comme un gogo en grande surface, c'est vrai que c'est un peu agaçant...
Vu ce matin au marché Onglet de Boeuf 14,5€ KG
Vu sur site de la GD Onglet de
Boeuf 19,90€ KG
Vous pensez convaincre qui avec cet exemple ? Vous me croyez capable d'acheter de l'onglet à 19,90 € ?
Le dos de cabillaud dont j'ai donné la recette avant hier, je l'ai acheté 14,90 € ... en grande surface (en direct de la Criée de Fécamp, tout de même). Trouvez moi un poissonnier qui me le fasse à ce prix.
Les Saint-Jacques (toujours en direct) sont à 3 € le kilo quasiment tous les jours. De quoi se faire plaisir de temps en temps.
Et puis tiens, hier, je suis allé chez Edouard L. J'ai acheté pour 8.60 € de marchandise... Et j'ai gagné 10 € de bons d'achat !
Alors oui, je sais. Cela se paye par un véritable racket des fournisseurs, quasi étranglés par les centrales d'achat. Mais quand on est fauché, on finit par occulter ce genre de choses, car on pense d'abord à sa survie avant celle des autres.
Bon, enfin, tout cela sans rancune. Ca me parait sain d'évoquer de temps en temps ce genre de sujet, surtout dans la période de crise que nous traversons. Je constate d'ailleurs que les voitures sur les parkings des discounters sont de plus en plus belles (vu hier chez LIDL une superbe Mercedes SLR). A croire que ça se "démocratise" ;o)
Lettre ouverte à un lecteur (ou désolé, je suis pôvre)
Il y a quelques jours, un lecteur du blog m'a laissé ce commentaire (public, je précise) :
"Lecteur de votre blog, je suis très ennuyé pas le fait que vous fréquentiez les
supermarchés. Cela va à l'encontre de votre éthique.
Après vous allez me
dire: il faut rester accessible ....
mais la qualité du produit n'est pas la
base de tout ??
du moyen , même bien cuisiné restera TOUJOURS
MOYEN.
Désolé mais chez L.....C, je ne m'y suis jamais retrouvé en qualité et
même rapport qualité prix.
C'est dommage de ne pas mettre les produits plus en avant.
Après les
conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Bonne continuation dans vos activités."
Cher Dominique,
Lorsque j'ai démarré mon blog en 2005, j'étais responsable d'un magasin bio, et en couple. D'une part, j'avais une remise conséquente sur ce que j'achetais dans mon magasin, profitais de produits frais périmés, et nous gagnions à deux 4 000 euros (sans enfant).
Cela me permettait de me nourrir bio à 90%, et d'acheter des beaux produits par ailleurs, dont de nombreux vins. Mais aussi d'aller le WE dans des hôtels et des restaurants de luxe.
Et puis, la vie change. Nous avons perdu tous les deux notre travail en 2006. Nos revenus ont sérieusement chuté, la vie est devenue beaucoup plus difficile, ce qui a mené à terme à la séparation.
Je vous passe les divers jobs que j'ai pu avoir entre 2007 et 2009. Il y a un an, je me suis retrouvé de nouveau au chômage, avec une allocation de 1000 € par mois. Avec celle-ci, je devais payer mon loyer (450 €), mes assurances diverses (110 €), l'électricité (70 €), le téléphone + internet (40 €). A cela se rajoutait pas mal de frais d'essence, car je suis allé faire des entretiens en Savoie, à Paris, à Caen, dans le Roussillon, les Pyrénées, à Arles... mais aussi de nombreuses réparations pour une voiture en bout de course...
Je ne veux pas faire de misérabilisme, mais c'est pour dire que j'ai dû faire très attention pour acheter mes produits alimentaires sans mettre en danger mon budget global. Alors oui, je suis non seulement allé en supermarché, mais aussi chez pas mal de discounters, où en cherchant bien, on trouve de très bons produits (j'avais fait d'ailleurs un article à ce sujet). Par ex, le chocolat 81 % de Lidl est pour moi supérieur à ce que j'ai pu trouver chez des chocolatiers réputés mondialement.
Malgré ces difficultés économiques, j'ai continué mon blog, et réussi à faire rêver des gens qui ont pour la plupart des budgets plus conséquents que le mien. Il est certain que s'ils peuvent remplacer dans leur recette mon boeuf de L...C avec celui d'Hugo Desnoyers (grand boucher parisien NdA), ça n'en sera que meilleur.
Je souligne tout de même que j'avais la chance à Bergerac d'avoir un marché avec un choix superbe et des prix bas pour les fruits et légumes (super frais + souvent meilleur que dans le bio du coin).
Aujourd'hui, ma situation s'améliore un peu, mais je ne peux me permettre de faire de folies. Pour l'instant, j'ai toujours mon appartement à Bergerac avec les frais sus-mentionnés qui continuent, et j'ai un meublé à côté de Fécamp. Je suis sensé toucher une aide de Pôle Emploi pour financer ce "double logement" mais elle tarde à venir (heureusement, j'ai un employeur sympa qui m'a fait une avance sur salaire).
Par ailleurs, j'ai des horaires de commerçant : je travaille pile-poil au moment où les autres sont ouverts. Et le lundi, quand je ne travaille pas, beaucoup sont fermés. Le L...c dont j'ai déjà parlé a le mérite d'avoir des horaires plus larges, de ne me faire faire aucun détour pour y aller (il est au bord de la route qui mène à mon domicile), alors que si je dois aller à Fécamp, cela me fait faire des kilomètres en plus, avec d'importantes difficultés de stationnement.
Je pense que vous comprenez mieux pourquoi mes choix d'achats se font plus au gré des promotions d'un supermarché, que de coups de coeur chez mon petit commerçant. Comme vous le dites, les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Actuellement, le problème d'éthique (ou non-éthique) ne se pose même pas. J'ai un "budget repas" de pauvre et ne peux pas me permettre trop d'écarts. Malgré les difficultés que j'ai pu avoir, j'ai toujours réussi à ne pas être à découvert à ma banque, et je compte bien continuer aussi.
Certains trouveront que j'aurais pu me contenter d'écrire cette lettre en privé à ce lecteur. Mais quelque part, je pense qu'elle permet de mieux comprendre pourquoi je parle plus de dinde que de veau sur mon blog. Ce dernier réussit toutefois à ne pas me faire tomber totalement dans la "junk food", car je pense chaque jour à réaliser une recette qui soit "blogable".
Bon week-end,
Eric
29 octobre 2010
Un Point, c'est tout (ou merci monsieur Dupont ! )
Nous avions envoyé un livre "Crus classés du Médoc" à Jacques Dupont avant même qu'il soit paru, en espérant qu'il en fasse mention dans le numéro spécial VINS du point de septembre. Et puis .. rien. Depuis, nous attendions un signe. Il est apparu mercredi dernier, quand une personne très bien informée m'a avertie qu'il y aurait un article le lendemain dans le Point. Je l'ai donc acheté, et surprise :

On ne peut difficilement avoir mieux comme mise en avant : 1/3 de page dans le Point, c'est pas rien. Et comme pour les quelques articles précédents, la critique est élogieuse : "le livre important de la rentrée", "mise en page exceptionnelle", "graphisme exemplaire"... N'en jetez plus !
Donc, merci monsieur Dupont : cela valait le coup d'attendre un peu ;o)
28 octobre 2010
Dos de cabillaud & "chutney" à l'endive et à la pomme
Le chutney sent la saison automne-hiver : j'ai fait revenir dans un peu de beurre, un oignon blanc, une pomme et une grosse endive. J'ai ajouté 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre, une belle cuillère à soupe de sucre, une autre de vin moelleux. Et deux pincées de sel. Le tout à mijoté tranquillement 15 mn.
Le dos de cabillaud a cuit environ 3 mn dans le beurre chaud, en le retournant régulièrement. Puis salé à la fleur de sel
La cuisson est "nacrée".

Un vin ? Les Rosiers 2005 du domaine de Bellivière
(Jasnières - 100 % chenin)
27 octobre 2010
Crumble pomme/rhubarbe aux spéculoos
Je remercie avant tout ma propriétaire qui m'a laissé accès à son jardin pour cueillir quelques tiges de rhubarbe. Sans elle, je n'aurais pu réaliser cette recette. Rarement j'ai utilisé de la rhubarbe aussi fraîche. Cinq minutes après la cueillette, elle était épluchée et tronçonnée.
Je remercie aussi Edouard L. qui m'a vendu de délicieuses pomme "benédictin" (= reinette normande) absolument délicieuses pour 1 € le kg.
J'ai déjà exposé à plusieurs reprises ce que je pensais de la méthode traditionnelle du crumble. Les fruits sont trop cuits et rendent du jus qui est absorbé en partie par la croûte du dessus : elle n'est donc pas aussi croustillante qu'elle devrait. Il faut donc séparer la cuisson des fruits et du crumble proprement dit.
Ici, il faut d'abord éplucher et tronçonner la rhubarbe (5 belles tiges) et la saupoudrer de 50g de sucre, puis bien répartir ce dernier et attendre 10 mn (histoire qu'elle commence à rendre un peu de jus).
Puis vous pouvez éplucher et couper en morceaux 4 pommes. Au fur et à mesure, les rajouter à la rhubarbe et les mélanger de suite afin que le jus de la rhubarbe protège les pommes de l'oxydation (malin, non ?).
Puis, dans une poêle, mettre 30 g de beurre, le laisser bien chauffer (pas trop quand même) et ajouter le mélange pomme rhubarbe. Et poêler environ 10 mn en remuant souvent. La pomme devrait être fondante, et la rhubarbe mi-cuite (c'est comme ça qu'elle est la meilleure à mon sens).
Pour le crumble, j'ai fait un crumble classique, avec
30g de beurre
50g de sucre
70g de farine
Et j'ai ajouté 100g de spéculoos broyé (pas trop finement)
Et j'ai placé le tout au four 10m à 200° (surveiller impérativement).
Il faut ensuite le laisser tiédir pour qu'il devienne croquant. Ne le poser sur les fruits qu'au moment de servir.
J'ai découvert encore ici l'intérêt du micro-ondes. Vous pouvez placer votre "compotée" dès la sortie de la poêle dans des coupes. Puis avant de servir, vous les placez au four avec le crumble et vous réglez au max durant 30 secondes. C'est tiède juste comme il faut !
26 octobre 2010
Rouleaux de boeuf Tataki aux carottes croquantes
Les "vieux lecteurs" du blog ont déjà entendu parler de la "cuisson" Tataki, mais je la rappelle aux p'tits nouveaux. Le principe est de chauffer fortement l'extérieur d'une viande, puis de la refroidir brusquement et de la faire mariner une journée avant de la consommer froide. Cela peut s'appliquer aussi bien au boeuf, au thon ou au grizzli (pas essayé le dernier...).
Ici, c'est un morceau épais prélevé d'une basse-côte bien épaisse :
J'ai préparé une marinade nippo-italienne puisqu'elle est composé de 2 cuillères à soupe de sauce soja (shoyu bio) et autant de vinaigre balsamique. J'ai légèrement rallongé à l'eau. Et j'ai ajouté le jus de 3 cm de racine de gingembre (rapée puis pressée dans une passoire fine) et 1 grosse pincée d'ail semoule (plus digeste que l'ail frais).
J'ai donc poêlé très vivement mon morceau de viande jusqu'à ce que l'on ne voie plus du tout de chair crue de l'extérieur. Puis je l'ai passée dans l'eau glacée, essuyée et plongée dans la marinade. Et j'ai laissé ainsi mariner environ 8 heures en retournant toutes les deux heures.
Une fois sorti, j'ai épongé le morceau, l'ai filmé puis placé au frigo jusqu'au lendemain.
Il reste maintenant à la couper en tranches fines. Pour cela, j'ai un couteau à lame céramique qui va nickel. Une fois fait, j'aplatis les tranches afin d'augmenter un peu leur surface. On pourrait servir tel quel.
Mais j'ai complété un peu.
J'ai pris une carotte que j'ai coupé en julienne épaisse, et que j'ai saupoudrée légèrement de sel et de sucre, mais aussi d'un peu de jus de gingembre et d'ail semoule (histoire de garder la même aromatique).
Comme je l'ai déjà fait précédemment, j'aurais bien fait de même avec un navet long blanc (genre daïkon), mais je n'en ai pas trouvé. Je me suis donc adapté "à la normande". J'ai pris une pomme ;o)
Je l'ai épluchée, tranchée à la mandoline, puis coupée en julienne que j'ai plongée au fur et à mesure dans de l'eau citronnée, légèrement sucrée-salée-aillée-gingembrée.
Au bout de 20 mn, j'ai égoutté la carotte et la pomme, les ai réunies, puis j'en ai "farci" mes tranches de viande. C 'est prêt à être mangé. Si vous avez de la coriandre fraîche (et que vous aimez ça), vous pouvez en rajouter.

Un vin ? Un riesling pur, cristallin. Ou un muscadet 2007 de Brégeon.
25 octobre 2010
Une balade au bord de la mer pour démarrer la semaine !

Ce coup-ci, c'est sur Yport que j'ai jeté mon dévolu. Situé à quelques kilomètres de la maison, il me faut 10 minutes pour m'y rendre. Je n'ai pu m'empêcher de m'arrêter au bord de la route pour saisir ce paysage champêtre sous un ciel qui ferait rêver tout peintre en herbe !

De la plage d'Yport, on aperçoit Fécamp au loin.
On est loin du sable fin ;o)
So fresh !

So strange !
On dirait des bretzels...
Y a même les graines de pavot...

So cute!
(= trop mimi)

So ... Pollock !
Avec le côté peinture qui dégouline...

So blue !

So quiet ! Sshhh, sshhh...

So stoned !
Yport in the dark...

and Fécamp in the light !
24 octobre 2010
BRUT !!!

J'aime tout dans cette photo culinaire prise hier midi. La "réaction de Maillard" de la viande à l'état brut, la couleur et les courbes des pommes de terre, le beurre 1/2 sel qui s'alanguit sur la chair violacée... J'aime l'apparence quasi paléolithique de la préparation alors qu'il a fallu plusieurs millénaires de civilisation pour y aboutir, vu que les pommes de terres ont cuit 4mn 30 au micro-ondes ;o) La viande a été cuite à la poêle, je vous rassure...
22 octobre 2010
Ma vie est un enfer !!!
Je ne vous l'ai pas encore racontée, mais ma nouvelle vie est un enfer.
Mon patron me fait démarrer le travail à 9h30 du matin. Et comme il me faut 10 minutes (DIX !) pour aller au turbin, il faut que j'ai pris ma douche au plus tard à 9h00 ! Vous vous rendez compte ?
Commence une journée de folie. Recherches d'accords mets et vins pour un restaurant, essuyage des verres de la dégustation de la veille, contacts de vignerons pour organiser un salon, conseils de clients pour leur dîner de ce soir, mise en rayon des bouteilles manquantes. Ouh là, la !!...
Heureusement, j'arrête à 12h00, avec une pause de 2h30. Ca laisse le temps de passer au L...c, à mi-chemin entre le travail et la maison pour acheter selon le jour de la viande ou du poisson. Même pas d'excuse pour me nourrir de sandwiches...
Et l'après-midi, c'est reparti ! 4h30 intenses où j'écris sur le vin, conseille du vin, parle de vin, range du vin... Le truc de dingue, quoi...
Le pire, c'est que le soir, ça continue avec 15-20 personnes qui boivent vos paroles autant que de vins, et ça dure jusqu'à des heures pas permises...
ATTENDEZ, C'EST PAS FINI !!!
Les soirs où je pourrais rentrer tranquille à 19h00, mon boss m'emmène au château de Sassetot où nous dégustons une quinzaine de bouteilles dans le but de les sélectionner ... ou non. Fin des festivités : 1h15 du mat'...
Le lendemain (façon de parler), retour au travail pour une loooongue journée. Je me dis "vivement ce soir que j'me couche à 20h" Et là, v'là que le Jean-Jacques, il me dit "ça te dit un repas à la maison ?". Ne voulant pas le vexer – je suis encore en période d'essai – j'accepte sans rechigner.
Et c'est reparti pour un repas tellement bon que tu te ressers et que tu prends des kilos, accompagné de vins étranges (collioure et gaillac blanc) et de vieilleries (Haut-Marbuzet 90). Et ça finit à encore pas d'heure (1h30 du mat'). L'ENFER, vraiment...
J'espère qu'après tout ça vous allez me plaindre un max et écrire des lettres de protestations, voire une pétition à mon boss (jj.isaac@ludivigne.fr). Car vraiment, traiter ainsi du personnel, c'est inhumain!
Bon, en fait, j'adore ce que je fais, mon patron est vraiment super, et les clients très chouettes. Je ne regrette pas d'être monté vers le nooooord ;o)
Pris hier soir à 19h30 à côté de la maison





























