31 août 2010
Quatre jours riches en émotion, et en plein d'autres choses !... (part 1)
Je suis encore un peu sous le choc des 4 derniers jours passés, car les journées ont été très longues, les nuits très courtes et les vins bien bons. Sans parler des 1400 kilomètres particulièrement usants, surtout lorsque vous avez une voiture en bout de course, à la mécanique capricieuse.
La première journée d'ascension vers le Nooooorrrrd (à faire prononcer par Galabru) fut particulièrement difficile, même s'il y eut quelques percées lumineuses. Lorsque j'ai vu que mon GPS me faisait passer par Limoges, j'ai compris que Vierzon allait être sur mon parcours. J'ai donc appelé mes parents pour savoir s'ils étaient chez eux. Et 1h30 plus tard, leur fils prodigue était dans leur salle à manger ;o) Vu que je n'avais pas prévu cette halte - je pensais passer par Poitiers et Tours - j'avais amené mon casse-croûte. Ca tombait plutôt bien : ma mère angoisse toujours un peu de me préparer à manger. Il faut dire qu'elle croit que je ne mange que ce que je publie sur le blog, alors que c'est souvent beaucoup plus rustique, simple, décadent ou régressif.
Jusqu'à Vierzon, ma voiture s'est comportée pas trop mal, même si la température du liquide de refroidissement commençait à devenir un peu trop élevée à mon goût. J'avais pourtant pris mes précautions. La veille-même, j'avais fait purger et nettoyer le circuit de refroidissement, ce qui m'avait coûté une somme coquette. Peu après Orléans, l'aiguille commence à atteindre la zone dangereuse, quelle que soit la vitesse adoptée. Il faut que je m'arrête sous peine d'une surchauffe fatale du moteur. Etant sur la bande d'arrêt d'urgence, je teste avec une certaine émotion mon gilet jaune fluo, jamais utilisé jusqu'à ce jour.
C'est le ventilo qui fait des siennes. Il reste totalement immobile alors que le liquide bouillonne, J'appelle mon garagiste. Il m'explique que ça vient probablement du connecteur reliant la sonde au ventilo. A peine j'y touche. Le ventilo redémarre. Mais dès que je n'y touche plus, il s'arrête. J'essaie de trouver une position qui permet de garder le contact (le mieux est de le coincer contre la durite). Mais je verrais tout le long des 300 kms qu'il me reste à parcourir que c'est très provisoire :o(
Le pire reste à venir. J'ai la mauvaise idée d'éviter le péage en arrivant sur Rouen (économie, économie...). Du coup, je me retrouve à traverser la ville à l'heure des sorties de bureau !!! Mon ventilo bien sûr ne fonctionne plus. Il pleut des trombes d'eau. Je sors à plusieurs reprises sous une pluie battante pour essayer de réactiver le connecteur, me demandant si je vais aller jusqu'au bout de mon périple. Mes "vacances" commencent bien...
Finalement, tant bien que mal, j'arrive à Fécamp, car la vitesse de la voiture et la pluie relativement fraîche évitent la surchauffe. Mais je dois traverser la ville, avec moultes feux, une circulation chargée... Je suis contraint de faire un arrêt de 5 mn à 1500 m de ma destination ! Puis je repars et enfin arrive sur le parking de Ludivigne. Ouf !
(to be continued)
30 août 2010
A l'attention des bordelais et des médocains...
Je serai présent samedi prochain (toute la journée) avec mon ami Pierre Le Hong à l'Espace Vins du centre Leclerc de Lesparre pour y présenter notre livre et le dédicacer à ceux qui le souhaitent (ainsi débute la dure vie d'écrivain...).
Profitez-en pour "réviser" vos gammes en remontant la D2 ;o)
Pour ceux qui trouvent que c'est le bout du monde, il y en aura certainement une sur Bordeaux dans les semaines qui viennent...
Quelques jours de réflexion (5) : l'affaire Woerth racontée " à la Facebook"
Deux journalistes de Slate, Cécile Dehesdin et Grégoire Fleurot, ont eu l'excellente idée de raconter depuis le départ les nombreux rebondissements de l'affaire Woerth en utilisant le principe du "fil d'activité" de Facebook. Chaque protagoniste a évidemment un compte sur le site et réagit à chaque nouvel évènement. Je trouve cela vraiment bien foutu, et ludique.
Ca se passe ICI.

A noter qu'il existe aussi sur la toile une version Jésus

29 août 2010
Quelques jours de réflexion (4) : le chant du cygne s'applique-t-il aux chanteurs country ?
J'étais dimanche dernier à l'anniversaire d'un ami, et nous écoutions la Web-Radio de FIP en fond musical. A un moment, j'ai entendu une voix semblant provenir d'outre-tombe simplement accompagné d'une simple guitare. Ca vous prenait à la gorge comme par permis.
Un copain m'a dit que c'était Johnny Cash. J'ai été épaté car j'en avais une autre idée, de Johnny Cash. Plus country, quoi. Là c'était épuré "à mort". Le mot est choisi soigneusement, car c'est le dernier album qu'il a enregistré en 2002, avant de décéder en 2003 (des albums posthumes suivront).
L'album "the man comes around" est constitué de nombreuses reprises dont Personal Jesus de Depeche Mode, Hurt de Nine Inch nails, Bridge over troubled water de Simon and Garfunkel. Et In my life, des Beatles. C'est ce que je vous propose d'écouter maintenant (cliquer sur le triangle blanc) :
28 août 2010
Quelques jours de réflexion (3) : faut-il s'inquiéter de la nano-food ?

Elevé au grain bio durant mon enfance, j'ai la plus grande réserve sur les aliments industriels et évite en général les produits transformés contenant un maximum d'additifs. J'étais tout de même totalement passé à côté de la nano-food qui se développe de plus en plus.
J'avais entendu parler de nanotechnologie, mais je voyais plutôt des applications en médecine, en informatique, en électronique (voir ICI différentes utilisations). Mais je ne voyais pas trop à quoi ça pouvait servir au niveau alimentaire...
C'est en lisant le blog de l'euro-député Jean-Luc Mélenchon que je suis tombé sur ce texte :
"Justement je voudrai vous dire un mot du parlement européen. La session de juillet a été dense et ennuyeuse. Avec des pics d’adrénaline cependant. Mercredi on votait sur les "nouveaux aliments". Oui, ca existe. Les nouveaux aliments ce sont les aliments en provenance de pays tiers, les ingrédients alimentaires contenant des nanomatériaux manufacturés et les denrées alimentaires produites à partir de descendants d’animaux clonés… Berk ! Ca ne donne pas envie ! Il y avait déjà eu un vote le sujet en Mars 2009. Le parlement avait alors majoritairement demandé que les aliments issus d'animaux clonés et de leurs descendants soient exclus du champ d'application et qu'un étiquetage précis soit mis en place concernant les nouveaux aliments. Un étiquetage distinctif pour aliment issus d'animaux nourris aux OGM avait notamment été réclamé. Aucun de ces amendements n’a été accepté par le Conseil européen. Nos gouvernements n’ont pas voulu en entendre parler. Merci monsieur Fillon ! Pourtant, il faut savoir qu’on est incapable à l’heure actuelle d’estimer les conséquences réelles du clonage. Plus de la moitié des animaux clonés sont en mauvaise santé et développent des malformations graves. Alors que dire de leurs descendants ? Quelles évolutions sur plusieurs générations ? Quelles conséquences pour le consommateur ? Personne ne sait le dire avec exactitude à ce jour. Ca n’empêche pourtant pas le Conseil d’être favorable à l'ouverture complète des aliments issus d’animaux clonés « en attendant une législation spécifique ». Vous avez bien lu. Tant qu’on a rien décidé on laisse faire ! Le principe de précaution a l’envers ! La Commission a donc pu facilement se donner un air plus raisonnable devant tant d’aveuglement. Mais ca ne casse pas trois pattes à un canard, même cloné ! En effet elle s’oppose à l'autorisation comme aliments de ce qui est issu de la première génération de descendants d'animaux clonés. Mais pas à ceux de la deuxième génération. Finaude la commission ! Comme on n’a pas plus de preuves de l’innocuité des aliments issus des nanotechnologies, non plus, le Parlement européen a donc fort heureusement réitéré son point de vue en deuxième lecture. Jusqu’à la prochaine offensive du Conseil et de la Commission ? bien sur. Mais on peut quand même se réjouir du résultat de nos votes."
Peu de détails donc, sur ces aliments, si ce n'est qu'ils sont déjà sur le marché et pas que dans les labos.
J'ai donc fait de rapides recherches et suis tombé sur un certain nombre de documents instructifs.
- l'UN de la très officielle AFSSA, pas spécialement rassurant (un peu long, par contre...)
- Un AUTRE plus généraliste et facile à lire
Si vous en voulez plus, faites comme moi : servez-vous de Google ;)
La Bénédictine de Fécamp
27 août 2010
Quelques jours de réflexion (2) : à quoi ressemble un empire qui s'écroule ?
Voici un lien terrifiant qui montre que nous ne traversons pas une crise ordinaire. De nombreux états américains sont en quasi-faillites et abandonnent progressivement leurs principales missions : éducation, urbanisme, transports... C'est à lire ICI.

Pendant ce temps-là, je compte les mouettes ;o)
26 août 2010
Quelques jours de réflexion (1) : l'affaire Stanjames

A peine revenu à Bergerac, je me suis consacré au lancement de mon livre (dont un aller-retour express à Bordeaux pour m'entretenir avec un reporter de Sud-Ouest). Et déjà, je repars demain sur la route pour trouver un travail. Direction la Normandie. A Fécamp pour être précis (oui, avec le caviste dont je parle dans le lien qui s'ouvre en cliquant sur Fécamp).
Autant dire que je n'ai pas trop l'esprit à trouver de nouvelles recettes. Je pense à m'alimenter, c'est déjà pas mal. Mais je me refuse à rompre ce lien qui nous unit quotidiennement. Aussi je vous proposerai les jours suivants des liens vers des sujets qui m'ont interpellé ces dernières semaines (ben oui, je ne fais pas rien que boire et manger, je m'instructionne et me pose plein de question sur l'univers qui m'entoure).
Aujourd'hui, je vous invite à lire ce texte de Maître Eolas traitant d'une affaire qui a fait moins de bruit que l'affaire Woerth, mais qui pose énormément de question sur le rapport de l'état et de la justice, et même de l'avenir d'internet en France. Bonne lecture !

Mon hôtel de demain soir ;o)
25 août 2010
CA Y EST, IL EST SORTI !!!
Cela faisait trois ans que j'en parlais sur le blog. Cela fait bizarre d'annoncer qu'il sort* enfin aujourd'hui. On peut pas dire que ça se fasse vraiment en fanfare. Nous n'avons pas de budget pour inviter à Paris ou ailleurs tous les journalistes concernés en leur servant des crus prestigieux.
Pour l'instant, juste quelques articles sur le net en attendant que journaux et magazines s'y mettent à leur tour. Le problème, c'est que nous n'avons reçu les livres que la semaine dernière. Nous n'avons pu les expédier aux "prescripteurs" que ces derniers jours. Et pas mal de journalistes sont encore en vacances. Pour les articles élogieux, il va falloir patienter un peu... Mais on y croit ;o)
Ceci dit, nous ne comptons pas que sur eux pour que ce livre soit un succès. Nous comptons aussi sur VOUS, vos amis, et les amis de vos amis. Parlez-en à votre libraire s'il a oublié de le commander. Offrez-le à vos proches qui ne pourront que vous être reconnaissants (si si, j'vous jure).
Certaines personnes voulaient que je leur fasse parvenir un exemplaire dédicacé. Je suis passé à la poste hier : j'ai trouvé un emballage qui convient. Il faudra rajouter 9 € au prix initial du livre (39 €).
* sorti, ça veut dire qu'il est sorti des entrepôts de Sud-Ouest. Il sera dans les rayons au mieux en fin de semaine, sinon la semaine suivante.
MERCI A VOUS DE REPANDRE LA BONNE NOUVELLE !
Ca fait peut-être un peu trop "Témoins de Jéhovah", mon histoire.. ;o)
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Crus classés du Médoc, le long de la route des châteaux
Eric Bernardin & Pierre Le Hong, 208 pages, Editions Sud Ouest
ISBN : 978-2-81770-059-5
24 août 2010
Madeleines bossues au kumbawa
L'important dans la recette, ce n'est pas le kumbawa, en option dans la recette, mais la bosse. Un peu comme Stéphanie, lorsque je faisais des madeleines, elles étaient relativement plates. Le secret, c'est un changement brutal de température durant la cuisson ... et ça marche !
Il vous faut :
3 oeufs entiers
140 g de sucre
150 g de farine
1/2 sachet de poudre à lever
140 g de beurre (1/2 sel)
zeste rapé d'un demi-kumbawa (ou citron)
Fouetter longuement les oeufs entiers et le sucre jusqu'a ce que fasse un mélange blanc bien mousseux. Pour cela, mon nouveau robot est top car on peut faire autre chose pendant qu'il bosse...
Avant
Après
Comme de faire chauffer le beurre jusqu'à ce qu'il devienne noisette. Attendre ensuite de le laisser tiédir. Vous pouvez ensuite le rajouter au mélange précédent en remettant le robot en marche, puis vous rajoutez la farine, la poudre à lever et le zeste de citron. Lorsque c'est bien mélangé, vous mettre le tout dans une poche à douille, et stocker le tout au frais deux heures minimum. Plus, c'est mieux.
Quelques heures plus tard, donc, vous préchauffez votre four à 230°, remplissez vos moules à madeleine préalablement beurrés puis vous enfournez. Au bout de 3 minutes, vous réglez le thermostat à 160° et laissez encore cuire 15 mn. Comme moi, vous vous dites que c'est trop long, qu'elles vont brûler avant le temps imparti. Et allez passez le quart d'heure à scruter les madeleines. Et en fait, non. C'est pile-poil le bon temps. Et vos madeleines sont cuites à la perfection. Ouf.
C'est J-1 pour la sortie de notre livre. En attendant, vous pouvez lire CECI...
23 août 2010
Risotto à la mangue & gambas en deux cuissons
Après 10 jours assez perturbés où je n'avais pas du tout la tête à me mettre en cuisine, j'ai tenté de reprendre les choses en mains, sous peine d'arrêter ce blog*. J'avais des gambas au congélateur. Du pesto de coriandre (il m'en restait un joli bouquet après cette recette). J'ai trouvé une jolie mangue mûre à point. Et j'ai toujours du riz à risotto dans mon placard ;o)
Le bouillon de gambas
La première chose à faire est le bouillon car il va me servir ensuite pour le risotto. J'ai juste utilisé les carapaces de la dizaine de gambas décongelées. J'ai ajouté un oignon blanc émincé. Des graines de coriandre concassées. Le tout a été revenu dans une casserole avec un peu d'huile d'olive. J'ai rajouté environ 1 litre d'eau au bout de 7/8 mn. Et laissé mijoter 20 mn à couvert.
Les gambas
J'ai enlevé avec soin les boyaux en incisant les dos des gambas. Et j'ai fait deux groupes. La moitié allait être coupée en morceaux grossiers et rajoutée au risotto en fin de cuisson. Et l'autre trempée dans du pesto de coriandre, roulée dans de la chapelure et poêlée juste avant de servir le plat. Et ainsi fut fait.
Le risotto
Vu que le bouillon en contenait déjà, je n'ai pas remis d'oignon dans le risotto. J'ai donc mis mes 100g de riz directement dans ma casserole avec un trait généreux d'huile d'olive. Je l'ai laissé nacrer, puis j'ai ajouté une giclée de vin blanc. Après absorption, j'ai ajouté progressivement mon bouillon de gambas. Entre deux tours de cuillers, j'ai épluché ma mangue et coupée en dés. A bout d'une vingtaine de minutes, j'ai ajouté 20g de beurre 1/2 sel, mes dés de mangue et mes gambas crues. Et puis une cuillère à café de pesto de coriandre. Et je l'ai laissé reposer 2-3 minutes.
Il ne restait plus qu'à poêler mes gambas dans un peu de beurre, jusqu'à ce qu'elles soient cuites, mais pas trop quand même...
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* ceci dit, si je dois choisir à un moment donné entre un travail qui me prend beaucoup de temps et un rythme ralenti pour le blog, je prendrais sans hésiter la première solution.
Le vin ? Un jurançon sec mûr (à l'Esguit de Larredya) ou moelleux (Lapeyre)


























