A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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31 mai 2010

Green-pan : une poêle révolutionnaire (et sans téflon)

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ATTENTION : VOIR  LE BILAN ICI  8 MOIS PLUS TARD !!!

Non, ce n'est pas un de ces "billets sponsorisés" qui fleurissent sur la toile : non seulement je n'ai pas été payé par le fabricant pour dire du bien de cette poêle, mais je l'ai achetée moi-même, comme un grand. Tout ce qui est écrit ici est donc mon ressenti de consommateur lambda, et c'est très bien comme ça. 

Je vous raconte. Lors de ma dernière visite à mon supermarché, je passe au rayon poêles, parce que la mienne commence à rendre l'âme. Alors qu'elle est sensé être anti-adhésive, tout finit par accrocher, même l'inaccrochable. A sa décharge, il m'est arrivé d'oublier d'éteindre l'induction après usage et qu'elle chauffe à vide quelques minutes de trop. Bref, le téflon a non seulement libéré des vapeurs apparemment toxiques (au moins, je connais les causes de mon futur cancer), mais le peu qu'il reste au fond de cette poêle se détache jour après jour et m'empoisonne à petit feu (brrrrrrrrr....).

Je suis donc devant mon rayon poêles, regarde les différents modèles lorsque je tombe sur des poêles gris clair, de la même couleur que mon blog, dis-donc ! Sur l'emballage (en carton recyclé), il est indiqué : santé, environnement, simplicité, 5 ans de garantie et compatible à l'induction. Bravo, ils trouvent les mots qui touchent, les gaillards ! En regardant la "contre-étiquette", je lis que le revêtement ne contient pas de PFTE (= téflon) et résiste jusqu'à 450° (chic). Il est en fait à base de céramique, porte le nom de Thermolon® et permet une meilleure diffusion de la chaleur, accélérant les temps de cuisson (et économise donc de l'énergie). De plus, il est fabriqué sans PFOA (acide perfluorooctanoïque, facteur de la baisse de la fertilité chez l'homme, si, si) contrairement au téflon (mais Dupont de Nemours l'arrête en 2015 : vous respirez mieux, non ?).

Restait que ce n'était pas donné : 42€ la poêle de 28 cm, c'est 50% plus cher qu'une Téfal de la même dimension et 100% de plus qu'une poêle "1er prix" (qui marche à l'induction, s'entend). En ce moment, je suis un peu juste, mais je me suis dit que ça valait le coup de tenter, car si elle dure vraiment 5 ans, c'est intéressant. Et je suis donc reparti tout content avec ma poêle Green-pan :o)

Reste à la tester. Pour une fois, je suis soigneusement le mode d'emploi (je ne veux pas faire sauter ma garantie, ce serait trop bête). Je lave la poêle à l'eau chaude et un peu de liquide vaisselle. Je l'essuie soigneusement. Etale un peu d'huile au fond de la poêle avec un essuie-tout. Et c'est parti !

Bon, c'est pas très "A boire et à manger", mon histoire : je mets mes gaufres de pomme de terre achetées il y a quelques mois pour cette recette. Sans graisse supplémentaires. Bon, bien sûr, ça n'accroche pas, mais à peine tu les touches, elles glissent comme un patineur sur la glace. D'ici à ce qu'elles me fassent des salto ! Au bout de 10 m, elles sont bien dorées des deux côtés ; je rajoute alors mon entrecôte, sans rajouter de graisse. Kssscchhhh, qu'elle fait, la poêle. Au bout de trente secondes, je tente de la déplacer un peu : c'est bon, elle n'accroche pas. Il y a bien un peu de sang coagulé. Celui s'enlève d'un simple contact avec un essuie-tout. Comme d'hab, la viande cuit une bonne minute de chaque côté, repose une autre dans du papier alu (je sais... toxique), puis fait un petit retour vite fait dans la poêle pour un ultime aller-retour. Un peu de fleur de sel. Une photo. Et je sers !

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J'ai bu avec mon vin de copains

Pour une première utilisation, je suis ravi. Reste à voir par la suite. Sur un blog belge, les avis ont l'air contrastés. Je vous tiendrai donc au courant... 




30 mai 2010

Dégustation parcellaire au château Margaux (extraits audio)

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En janvier 2009, nous avions fait dans le cadre de notre livre "Crus classés du Médoc" une dégustation parcellaire du millésime 2008 au château Margaux. Après des heures de découpes, de recherche du bon format audio, d'un hébergeur gratuit qui accepte des fichiers lourds, du lecteur idéal... j'ai réussi à mettre en ligne sur notre blog, une aventure médocaine, des extraits audio de cette belle rencontre. C'est ICI.

Je vous conseille également le très bel album photo du même domaine. C'est .

Vignes


La délicate beauté de l'ornithogale (ou aspergettes des bois dans leur coque croustillante, sabayon à l'orange)

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Lorsque je suis tombé sur ces adorables petites "asperges", mes sens se sont mis en éveil. Et quand j'ai lu leur nom, ornithogales, sur l'ardoise, j'ai craqué. Plus pour le côté ornitho (pas pu m'empêcher de penser à la bébête rigolote) que gale (là, on a plutôt envie de se gratter...). 

Du coup, j'ai acheté trois oranges pour faire une sauce, et puis tiens, des feuilles de filo (ça faisait trèèès longtemps que je n'en avais pas eu dans mon frigo).

Et le soir même, je montais à l'assaut de l'ornithogale...

Les coques croustillantes (enfin bon, je n'en ai fait qu'une, en ce qui me concerne...)

En fait des bandes de filo coupées dans le sens de la hauteur des feuilles d'environ 8 cm de large. J'ai superposé deux bandes préalablement huilées (au beurre fondu)et je les ai pliées pour arriver à un carré (de 8X8) que j'ai posé dans une coupelle ronde en laissant déborder les coins (d'où la forme ci-dessus). Et j'ai fait cuire au four 5mn au four à 200°. Jugeant le bas un peu clair, j'ai retourné la coque sur la plaque du four et remis au four 2 mn.

Le sabayon à l'orange

J'ai pressé le jus des 3 oranges que j'ai fait réduire à 80%  (ça, ça se démarre avant même de s'occuper des coupelles croustillantes). Puis je lui ai ajouté deux jaunes d'oeufs, et j'ai fouetté sur feu doux jusqu'à consistance voulue. J'ai alors ajouté 20g de beurre. Et j'ai bien mélangé pour le faire fondre. C'est prêt! (ça, ça se démarre une fois que les ornithogales sont cuites)

Les ornithogales 

Couper l'extrémité des tiges et faire cuire les ornithogales 3mn à la vapeur. Les rafraîchir qqs secondes sous l'eau fraîche pour stopper la cuisson. Les couper de nouveau afin qu'elles tiennent dans les coques, et mettre les queues à l'extérieur. Arroser de sabayon.

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Les avis ont l'air variés sur les ornithogales (chef Simon n'a pas l'air d'apprécier, par exemple). Perso, j'ai bien aimé. C'est effectivement un peu plus amer que l'asperge, mais c'est très fin, légèrement floral.

En vin d'accompagnement , je verrais bien un chenin 1/2 sec (Vouvray/Montlouis).


29 mai 2010

"Ils parlent aux animaux" : émission à voir absolument !

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Je viens de regarder sur M6 Replay la rediffusion d'une émission passée il y a deux jours sur M6 sur la communication avec les animaux. C'est peu de dire que c'est impressionnant, et les tests qui sont réalisés pour prouver les faits, convaincants. 

Première chose prouvée : votre animal est en télépathie constante avec vous. Avant que fassiez quoi que ce soit, il suffit que vous l'ayez pensé : il sait. Un test est fait en filmant (avec un minutage à la seconde) un chien resté à la maison et sa maîtresse partie en ville. Tant qu'elle est affairée à son shopping, le chien reste tranquille, au repos. A la seconde où elle décide de rentrer, avant même qu'elle appelle un taxi, le chien s'est levé et approché de la porte d'entrée pour attendre sa maîtresse. Et plus elle se rapproche, plus il devient fébrile. Ce n'est donc pas juste le bruit de votre voiture qui approche qui alerte votre animal. Il le sait bien avant.

C'est confirmé par un vétérinaire de la région parisienne qui raconte qu'ils avaient mis en pension un chien chez des amis alors qu'ils partaient en vacances à Agen (il y avait 17 kms entre les deux maisons "parisiennes"). Le jour où ils repartent d'Agen pour rentrer, le chien s'enfuit de la maison des amis. Ceux-ci arrivent penauds pour accueillir le vétérinaire et leur avouer que le chien s'est enfui. Et là, surprise : le chien est là, un peu essouflé... et heureux !

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Deuxième chose prouvée : il est possible d'échanger avec les animaux. L'émission nous montre trois personnes en trois endroits différents qui sont mis en contact avec des animaux qu'ils n'ont jamais vus. Et au bout de quelques dizaine de secondes avec l'animal, ils savent tout de leurs problèmes de santé, leurs malheurs affectifs, de la pièce qu'ils préfèrent à la maison, des cavaliers qui les montent (pour des chevaux)... Et tout s'avère parfaitement vrai, alors qu'il est impossible de le voir juste en observant l'animal.

A la fin de l'émission, on voit un stage pour apprendre à communiquer, et ça a l'air de bien fonctionner, car les élèves réussissent à capter plein d'informations justes de chevaux qui leur sont présentés. Le truc, c'est déjà d'y croire, et d'ouvrir son esprit à l'animal. Et lui, il se fait un plaisir de te "parler" ;o)

Il ne reste que quelques jours pour revoir l'émission, c'est ICI

Visible aussi sur dailymotion

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Les photos sont celles du chat  que nous avions il y a quelques années

(disparu du jour au lendemain)


28 mai 2010

Gâteau au yaourt et à la clémentine corse (sans gluten et sans graisse ajoutée)

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Ne voulant faire avec les yaourts ce que Desproges avait exigé pour les piles, je suis reparti avec 4 pots de ma supérette locale. J'en ai utilisé deux pour mes tendrons à l'indienne. Il m'en restait donc deux autres. L'occasion de faire un gâteau, car ce n'est sûrement pas demain que je rachèterai des yaourts.

Je n'allais pas vous faire le gâteau classique : il doit y en avoir 10.000 sur internet. Il fallait faire plus original. Déjà, j'ai remplacé la farine de blé par de la maïzena. Et hop, ça devient sans gluten (oui, je sais, c'est un peu obsessionnel chez moi). Plus original, je remplace le sucre par de la marmelade de clémentine corse, diminuant le taux de sucre par deux (puisque composé à moitié de clémentine, tout de même). Et puis, franchement, ça m'embêtait de rajouter en plus un pot d'huile, songeant à toutes les calories qu'ils contenait. Du coup, je n'en pas mis du tout. Radical, le garçon

Voici donc les ingrédients qui n'ont pas été supprimés :

1 pot de yaourt (oui, je l'ai laissé tout de même. Pour les intégristes, il peut être à 0%).

3 oeufs

1 pot de marmelade (je précise : le pot de yaourt rempli de marmelade, pas le pot entier de marmelade !)

1 pot de maïzena

1/2 sachet de poudre à lever 

Et c'est tout !

Régler le four à 180°

Séparer les blanc des jaunes d'oeufs.

Mélanger la maïzena avec la poudre à lever puis ajouter les jaunes, le yaourt, la marmelade en mélangeant progressivement afin d'éviter les grumeaux.

Battre les blancs en neige. Puis les incorporer délicatement au mélange précédent.

Mettre le tout dans un moule anti-adhésif (ou beurré). Et faire cuire 40-45mn (surveiller).

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Ben c'est super bon : moelleux, avec la clémentine très présente, et sucré comme j'aime (càd peu) !

Je vais peut-être racheter des yaourts, finalement ;o)




Vendredi du vin # 26 : Mondeuse 2004 de Dupasquier

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Cela faisait bien deux ans que je n'avais pas participé aux Vendredis du vin. Il faut dire que je suis très peu ce qui se passe sur la blogosphère, culinaire ou vinesque, et si personne ne me dit rien, je n'y pense pas. Là, c'est par Facebook que j'ai appris que ça existait encore ;o) Parce que sinon, c'était encore rapé...

Le thème décidé par Anne-Laurence de Rouge Blanc Bulles est "les vins de copains". Le genre de thème qui me parle bien, même si c'est rarement le genre de vin que j'ouvre quand les copains viennent. Mes copains, c'est pas qu'ils soient buveurs d'étiquettes, mais en général lorsqu'ils mangent à la maison, c'est pour autre chose que pour boire un vin friand avec des cochonnailles (je leur ai fait prendre de mauvaises habitudes, fô dire...).

Du coup, le vin de copains, c'est plutôt le genre de vin que je m'ouvre pour moi tout seul histoire de garder les "bonnes" bouteilles pour les copains. Le sens du sacrifice dans toute sa splendeur. Bon m'enfin, des sacrifices comme ça, je veux bien en faire tous les jours même si ce n'est pas raisonnable. Parce que le propre du vin de copains, c'est que c'est une petite tuerie qui se boit presque comme tu respires. A peine le verre est rempli qu'il est déjà vide. C'est pour cela que l'on dit LES vins de copain. Parce qu'une bouteille est rarement suffisante...

Bon, venons-en à la bouteille du jour : j'ai mis 2 mn à la dénicher à la cave. Faut dire que 95% des vins présents  ne sont pas des vins de copains. Ca limite le choix. Je vous ai me suis donc pris une Mondeuse 2004 du domaine Dupasquier. La dernière qu'il me reste (snif).

Pas de carafage. Ouverte et servie direct. Le vin de copains, c'est sans chichi, non mais.

La robe est translucide, couleur vermillon avec quelques reflets tuilés.

Le nez évoque la fraise un peu confite, la framboise fraîche et les épices (poivre blanc, cannelle).

En bouche, c'est rond, doux, glissant, avec des tannins à peine marqués et une acidité discrète qui équilibre parfaitement le tout. C'est fruité, gourmand, et sensuel. La finale est bien épicée, avec des tannins un soupçon asséchants, mais dès que tu manges avec, ça passe tout seul !

Venons-en à ce que j'ai mangé avec (vous êtes sur un blog culinaire, tout de même). Une tranche de ciabattine grillée avec des rillettes de poulet aux champignons maison (recette à venir...). De la cuisine de copains que je ne fais jamais pour les copains ! Eh ben, vous ne serez pas surpris que c'est super bon ensemble, même que ça m'a fait abuser de l'un et de l'autre. Merci les copains ;o)

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27 mai 2010

Cake à la polenta, aux tomates séchées, roquette et parmesan (sans gluten)

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Cette recette m'a été inspirée par Stéphanie qui elle-même la tient de Mamina. Quelques petites différences, tout de même : je n'ai pas utilisé du tout de farine de blé afin que les allergiques au gluten puissent la préparer et se régaler. Et je n'ai pas mis de pignons de pin, parce que je deviens un brin parano sur ce produit (allez voir ici pourquoi). Et puis j'ai mis du basilic et de la roquette, et allégé la quantité de parmesan. A part ça, c'est pareil ;o)

Bon voyons ce que ça donne. Il me faut donc :

100 g de maïzena

80 g de polenta

1/2 sachet de poudre à lever

3 oeufs

12 cl de lait

10 cl d'huile d'olive

30 g de parmesan

50g de gruyère rapé

80 g de tomates séchées

1 belle poignées de feuilles de basilic (entière si  basilic grec, hachées si basilic génois)

1 belle poignée de roquette hachée

1 poignée d'amandes effilées grillées

Sel (très peu) et poivre

Préchauffer le four à 170°.

Mélanger la maïzena, la polenta et la poudre à lever. Rajouter les oeufs, puis le lait, l'huile ... et les autres ingrédients.

Mettre l'appareil dans un moule à cake anti-adhésif et l'enfourner pour 45 mn. 

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26 mai 2010

Mises en bouche au melon, jambon de parme et basilic

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Cette recette va faire partie du Top 10 des billets les plus courts. Il suffit de couper des cubes de melon. De les superposer avec un petit morceau de jambon entre les deux. De poser un autre petit morceau de jambon. Puis de mettre quelques feuilles de basilic grec. Quelques grains de fleur de sel. Et voilou !

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Il est envisageable d'insérer de la mozzarella entre les deux cubes de melon. Comme vin, un rosé un peu puissant fait l'affaire, mais j'imagine bien un muscat au sucre discret et à la fraîcheur communicative.

 


25 mai 2010

Rouleau de risotto à la truffe blanche & prosciutto, écume au basilic grec et tuile de parmesan

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Dans cette recette, il y a des éléments phares de gastronomie italienne, sauf que le plat final n'a plus grand chose de transalpin. Il n'empêche que les saveurs des différents ingrédients sont respectées, et vous emmènent bien loin de la cuisine française. Au départ, je pensais servir cette entrée à 60° environ, et puis finalement, vu le temps qu'il faisait, j'ai décidé de la servir à température ambiante (mais loin d'être glacé). 

Le risotto

Rien qui ne sorte de l'ordinaire. Je me suis servi du risotto à la truffe blanche vendu régulièrement par Lidl. C'est une petite merveille auquel il n'y a pas besoin d'ajouter grand chose.

J'ai dû me servir de 150 g de riz, et il y avait de quoi faire au moins 3 rouleaux de plus (j'en ai fait 5). Il m'a fallu pas loin d'un litre d'eau, rajouté louche par louche, et une tablette de bouillon de poule (plus et c'est trop salé...).Lorsque le risotto était presque prêt, j'ai ajouté 100 g de champignon de paris en brunoise (petits dés) qui ont cuit à la chaleur du plat.

Au lieu de rajouter du beurre, du mascarpone ou du parmesan, j'ai ajouté 50 g de fromage de chèvre frais. Il apporte du moelleux en restant relativement léger.

J'ai laissé ensuite refroidir en le couvrant d'un film pour éviter la formation d'une croûte en surface.

Au bout de deux heures, il suffit de mettre une quenelle sur la largeur d'une tranche de jambon de parme, de la parsemer de feuilles de basilic grec, puis de la rouler. Le plus dur est fait ;o)

L'écume de basilic au parmesan

Elle est composée de 

15 cl de lait

10 cl de crème liquide

3 poignées de feuilles de basilic

50 g de parmesan rapé

sel, poivre

Faire chauffer le lait et la crème. Ajouter le basilic et le parmesan. Couper le feu lorsque le tout arrive à ébullition. Laisser tiédir et mixer. Saler et poivrer après avoir goûté. Servir chaude, tiède ou froid en émulsionnant juste avant de servir en récupérant l'écume à la surface du liquide.

Tuiles de parmesan

J'ai choisi de les faire longilignes afin de les positionner sur l'assiette comme sur la photo. Mais vous pouvez les faire rondes, ovales, etc...

J'ai rapé environ 100 g de parmesan que j'ai étalé en 5 bandes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Et j'ai enfourné environ 10 mn à 180° (contrôler, tout de même).

Attendre que ça refroidisse pour les décoller. Elles vont durcir et devenir croustillantes.

Ben voilà, j'ai tout dit. Il n'y a plus qu'a parsemer de basilic frais lorsque vous avez disposé les différents ingrédients.

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J'ai servi un Pouilly-Fuissé 2005 mais je verrais bien un blanc italien (Soave) ou un rolle du sud-est de la France (mais je n'ai pas en boutique....). 


24 mai 2010

La fièvre du samedi soir, ou un retour aux fourneaux (et aux bouteilles !)

Recevoir des amis à la maison, c'est un plaisir toujours renouvelé qui me force à sortir de ma routine : je ressors les verres et les assiettes qui dorment dans les placards, achète des ingrédients qui sortent de l'ordinaire, ouvre quelques bonnes bouteilles, et me creuse la tête pour inventer de nouvelles recettes. Avec une (petite) contrainte : ne pas faire trop original/décalé. Je tenais à ce que les deux enfants présents ne fassent pas la grimace sur ce que j'avais préparé.

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Si je parles de fièvre, c'est que j'ai passé l'après-midi torse nu tellement il faisait chaud dans la cuisine (entre le four et la chaleur extérieure). Je n'ai remis un T-shirt qu'à partir de 19h, alors que mes invités n'allaient pas tarder à arriver...

Histoire de ne pas alourdir inutilement les convives, la mise en bouche était très lègère, et rafraîchissante, à base de melon, jambon, et basilic. J'ai servi avec celle-ci le vin en rose du Jonc Blanc (oui, où je travaille en ce moment). Franck Pascal m'avait donné la bouteille la veille afin que je découvre ce nouveau millésime (2009). Et comme Christophe aime beaucoup le rosé et a fait ses études de viti-oeno avec Franck, c'était une excellente occasion de le lui servir. 

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Le vin présente une couleur "groseille", légèrement framboisée. Il sent la framboise, l'orange sanguine, les épices. En bouche il est très rond, doux, vineux, avec une pointe de gaz carbonique qui lui apporte de la fraîcheur. Il va très bien avec la mise en bouche, mais serait aussi à l'aise avec des plats méditerranéens épicés. 

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Suivait un rouleau de risotto à la truffe blanche, écume de basilic et tuile au parmesan. Le plat où j'étais le moins certain que les enfants apprécieraient. C'est en fait très bien passé ! Juste pour les grands, il y avait un nouveau vin : un Pouilly-Fuissé 2005 du domaine des Côtes de Molière.

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Une jolie robe dorée. Un nez sur noisette, la brioche et la fleur d'acacia. Une bouche ample, douce, avec une fine acidité sous-jacente qui équilibre le fin. Une finale sur la noisette fraîche, presque lactée. Très bon, et se mariant bien au plat.

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Suivait une basse-côte et de la purée maison légèrement aillée. J'ai d'abord servi (à l'aveugle) un vin de ma cave. Christophe m'a alors impressionné. Lorsqu'il a vu la couleur du vin, il a lâché : c'est du Pauillac ! Impression qu'il a confirmé en sentant et goûtant le vin. Et du coup, connaissant mon amitié avec Jean-Michel Comme, il en a conclu que c'était du Pontet-Canet. Au niveau du millésime, il hésitait entre 2001 et 2004. C'était entre les deux : 2002.

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La robe est donc sombre, aux reflets légèrement violacés. Le nez est sur le cassis (fruit et feuille), le poivre blanc, le cigare. La bouche est d'une bonne ampleur, à la matière mûre, veloutée, avec une fraîcheur mentholée qui part du milieu de bouche pour monter crescendo jusqu'en finale où elle s'exprime pleinement, sur le cassis et le havane. Une réussite dans cette année mitigée, même si ce vin n'atteint pas le niveau des derniers millésimes.

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Le deuxième rouge a été amené par Christophe. Il m'avait parlé à plusieurs reprises du château La Barde-Les Tendoux. Et voilà que j'ai le 2005 dans mon verre. Le nez est sur la crème de fruits noirs et l'élevage luxueux (épices, pain grillé, caramel). La bouche est dense, puissante, charnue, aux tannins serrés mais bien intégrés. La finale est un poil dominée par l'élevage, mais force est de reconnaître que c'est bien fait, et que pour 9,50 €, c'est cadeau pour les amateurs du genre. Il y a quelques années, j'aurais sauté sur l'occase. Maintenant, je suis tenté par plus de finesse...

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Le dessert, vous l'avez découvert hier en avant-première. C'était un sorbet à la fraise & chantilly à l'amande grillée. Rafraîchissant et digeste. Avec un dernier vin : un Vouvray 1ère trie 1989 de François Pinon.

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La robe est entre l'or liquide et le cuivre. Le nez évoque la cire à l'ancienne (mélange de cire d'abeille et de thérébentine), mais aussi l'écorce d'orange confite. La bouche est parfaitement équilibrée entre l'acidité affutée comme une lame de rasoir et la liqueur finement onctueuse (au sucre discret). Ce vin âgé de 21 ans est toujours droit comme un i et semble taillé pour encore une longue garde (enfin, je dis ça, c'était ma dernière bouteille). En bouche, le côté terpénique domine, et encore l'orange, noble amertume comprise. Dans le même registre, la finale peut évoquer la gentiane. En tout cas, un vin sans lourdeur qui se marie bien avec la fraise.

Tout le monde fut en tout cas ravi de cette soirée. Et j'étais heureux que les enfants aient tout bien mangé, de la mise en bouche au dessert ! On recommence quand on veut ;o)




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