31 mai 2009
Mes recettes d'il y a trois ans (7)
Au milieu du déluge vinesque auquel vous avez droit depuis deux semaines, une petite pause culinaire n'est pas du luxe. Voici donc encore une série de belles recettes crées par votre serviteur en 2006.
Petites billes, grosses billes, toutes sont à croquer!...
Rouleau de rouget à la tapenade et au basilic, brunoise multicolore
Suprêmes de pintade aux abricots
Fiadone version mini (gâteaux au brocciu et au citron)
BON DIMANCHE
30 mai 2009
Rencontres Vendéennes autour du Vin (6) : dégustation du domaine Chantal Lescure
Remis de la soirée de la veille, nous attaquons dès 10h30 une dégustation des vins du domaine Chantal Lescure. S'il est situé à Nuits Saint Georges, il possède également des parcelles en Côtes de Beaune. Nous allons boire en parallèle deux millésimes : 2003 et 2007. Le premier est un millésime atypique du fait de la canicule. Il a permis d'avoir des raisins plus mûrs que d'habitude. A contrario, 2007 n'est pas vraiment un millésime de légende en Bourgogne. le contraste est donc pour le moins instructif...
Volnay 03 : robe plutôt sombre pour un Bourgogne, légèrement évoluée. Nez assez discret sur la mûre et la ronce et des fruits un peu compotés. Bouche ronde, souple, avec une bonne fraîcheur, des tannins doux s'affermissant en finale.
Volnay 07 : robe rubis. Nez sur la fraise et les épices. Bouche plus ample, plus généreuse, délicatement parfumée, soutenue par une acidité bien fondue. Jolie trame, d'une bonne densité. Finale un poil ferme.
Beaune les Chouacheux 03 : nez expressif, légèrement surmûri, effluves d'épices. Bouche démarrant en douceur, puis s'asséchant. Ca manque de pep's et de fruité.
Beaune les Chouacheux 07 : nez peu expressif, sur la framboise et la terre humide. Bouche douce, saline, plus minérale (ferrugineux) que fruitée.
Pommard Vaumuriens 03 : robe sombre. Joli nez sur les fruits compotés, les épices et le cuir de russie. Bouche pleine, aux tannins veloutés, fraîche et équilibrée. Finale ferme.
Pommards Vaumuriens 07 : nez discret. Bouche plate, moins harmonieuse, aux tannins dissociés. Manque d'expressivité (ça donne pas vraiment envie de le boire, je sais...)
Pommard 1er cru les Bertins 03 : nez complexe, sur les fruits bien mûrs, le tabac et l'humus. Bouche mûre, pleine, matière veloutée, dense sur des notes fruitées et épicées. Fin ferme.
Pommard 1er cru les Bertins 07 : nez plus diaphane sur les fruits frais. Bouche plus légère, sur des notes de terr humide, tannins doux. Manque d'expressivité. Finale assez courte.
Nuits Saint Georges les Damodes 03 : nez "chaud" presque calciné, et les fruits surmûris. Bouche ample, à la limite du sensuel, commençant à se durcir en milieu de bouchet et carrément asséchante en finale. Frustrant.
Nuits Saint Georges les Damodes 07 : nez fin, sur le fruit frais. Bouche souple, légère, agréablement fruitée. Finale un peu dure sur les épices?
Nuits Saint Georges les Vallerots 03 : joli nez expressif, plutôt complexe sur la cerise, les épices, l'humus. Bouche douce, soyeuse, pleine. Beau fruit. Finale assez douce.
Nuits Saint Georges les Vallerots 07 :beau nez sur la fraise, la framboise, les épices. Bouche ample, avec une certaine fermeté. Tannins pas vraiment intégrés. Finale un peu terne.
Fin des vins avec étiquettes découvertes. Pour tout dire, une certaine déception. J'avais énormément apprécié les 2005 dégustés en barrique au domaine. Les deux vins suivants sont servis en aveugle...
Premier vin : nez un peu dominé par l'élevage (notes grillées). Bouche douce, tendre, voluptueuse même. Fruité d'une grande harmonie. Jolie finale, très nette. C'est bon : mes papilles fonctionnent (j'avais un doute) !
Deuxième vin : nez discret, mais fruité et élégant. Bouche plus dense, avec une attaque tonique qui se prolonge. Les tannins sont veloutés, la finale harmonieuse. De loin le plus grand vin de la dégustation.
On découvre...
Le premier vin
Et le deuxième vin
Preuve est faite que même dans les "petites" années, les grands terroirs s'en sortent beaucoup mieux. Ces vins ont été vinifiés et élevés pareillement que les vins précédents. Et il n'y a pas photo !
Le Chambolle qui n'est que "village" est un peu moins cher que le Pommard 1er cru. Ben sans hésitation, j'achète le chambolle !
29 mai 2009
Rencontres vendéennes autour du vin (5) : les repas du vendredi
On va parler un peu de nourriture, mais elle aura malgré tout un rôle relativement secondaire. Car elle est plus là pour éviter que nous nous écroulions d'inanition qu'autre chose. Rendons tout de même hommage au maître des lieux qui est un gastronome averti et nous sert durant notre séjour des mets de première qualité.
Chaque repas démarre avec des crevettes grises accompagnées de beurre d'Echiré. Je me demande si les crevettes ne sont d'ailleurs pas un prétexte pour tartiner à n'en plus finir ce très bon beurre sur le pain frais. Pour continuer la dégustation de blancs du Roussillon, j'ai ouvert une bouteille de fleurs de lies de Ferrer-Ribière. Comme son nom l'indique, ce vin provient des lies des différentes cuvées de blanc du domaine qui ont été assemblées, décantées et filtrées. Cela donne un vin très aromatique, sec, tendu, idéal pour des tapas ... ou des crevettes !
Puis nous passons aux choses sérieuses : dans mon assiette, une andouillette de chez Bobosse, la plus grosse que j'aie jamais mangé de ma vie (250g pièce). A l'intérieur que du menu de porc, pas gras du tout, si bien que ça passe tout seul ! Pour que ça descende tout seul, un peu de liquide...
Château Astacus 04 : nez assez évolué sur les fruits compotés et les épices. Bouche ronde, aux tannins vite asséchants et à la finale dure. Boooof. Pour sa défense, la personne qui l'avait amené ne l'avait jamais bu. Pas bien de nous faire essuyer les plâtres !!!!
Tissu de Syrah 2007, domaine Alyssas : j'avais dit il y a deux ans tout le bien que je pensais de cette cuvée et de son géniteur Laurent Bès. Le 2007 est assez différent, plus typé rhône sud que nord, avec des arômes d'olive noire, de réglisse. La bouche est un peu moins aboutie que le 2005, mais reste néanmoins très soyeuse et bien équilibré. Une référence incontournable du Tricastin.
Saint Joseph 06, domaine Curtat : joli nez d'une belle complexité sur les fruits noirs et les épices. Bouche douce, veloutée, avec une bonne fraîcheur. Finale un peu dure.
Et voici un moment que nous attendons tous. Olif nous explique que Thierry Meyer qui travaille pour le guide Bettane et Desseauve a bu cette cuvée il y a peu et a déclaré que c'était le meilleur pinot noir qu'il ait bu depuis longtemps, précisant qu'il est allé il y a peu la Romanée Conti. Vindiou, ça promet !...
Cuvée Julien 07, domaine Ganevat : nez un poil fermentaire sur les fruits rouges. Bouche fine au fruit très pur. Tannins très doux. Belle persistance. C'est très bon, très agréable, mais il a dû quand même abuser du savagnin vert, le garçon. Difficile de croire que ça dépasse les plus grands pinots noirs bourguignons !...
Pour finir, une bouteille ouverte au dernier moment par Philippe Gallard (le maître des lieux évoqué plus haut) :
Côte rôtie 91, maison E. Guigal : nez évolué sur les fruits compotés, le poivre et la fumée. Bouche douce, évoluée, aux tannins fins. Finale se durcissant avec une dissociation tannins/alcool. Un peu en fin de course...
Je ne peux terminer ce repas sans parler des glaces qui nous sont servies. Elles sont à mourir ! Là, c'est chocolat quanaja et mangue (le lendemain, j'ai pris pistache et confiture de lait).
Après la dégustation de Sébastien David, le patron nous a offert un apéritif de premier ordre : le Poiré d'Eric Bordelet en magnum ! Je l'avais déjà bu auparavant, mais je ne m'étais jamais autant régalé (le format magnum?). Que ce soit au nez, en bouche ou dans la longue finale, de la quintessence de poire, fine et aérienne. Vraiment très bon !
Le thème du repas du soir étant les fruits de mer, c'était "Blanc only" pour les vins. Comme demandé, j'avais fourni un vin blanc et vif : il n'a pas été servi ce soir-là, car c'était également un Bourgogne. Et que demain soir, un repas "bourgogne" était prévu. Par contre, d'autres avaient amené des blancs pas franchement adaptés "fruit de mer". Et la discipline, hein???
Muscadet 06 "cuvée des ceps", Chasseloir de Saint Fiacre : nez fin entre le beurre et le citron. Bouche droite, vive, avec une bonne fraîcheur. Finale agréablement astringente. Bien, mais je préfère les vieux millésimes de ce domaine.
Muscadet 06 "Clos des Briords", château de la Pépière : nez sur les agrumes confits. Bouche ample, mûre, cristalline, avec une belle tension. Très beau : explose en plein vol le vin précédent !
Fleur de vigne 08, Domaine Alyssas : nez sur l'abricot, la pêche, un soupçon de vanille. Bouche à la fois grasse et tendue, d'une belle finesse. C'est très réussi (aussi bien que le tissu de Syrah évoqué plus haut), mais n'a pas grand chose à faire dans une soirée "fruits de mer". Grrrrrr!
Sauvignon 2006, domaine barbeau (VDP charentais) : nez sur le citron confit. Bouche ronde, mâchue, très aromatique. Finale puissante, un peu alcooleuse (et un poil sucrée). Dur à situer géographiquement (on est en aveugle total).
Cour Cheverny "Cuvée François 1er", domaine des Huards : nez sur l'encaustique et la verveine. Bouche ample, élancée, riche et puissante. Belle matière. Longue finale. L'aromatique du Romorantin plait ou non. Moi, j'aime bien :o)
Saint-Véran 08, côtes de Molière : nez très chardonnay, sur la pomme et la noisette fraîche. Bouche ample, vive, de belle intensité, avec un certain gras. Belle finale. J'aime beaucoup son naturel. Pas totalement surpris lorsque j'apprends qu'il est vinifié par le même domaine que le Beaujolais très apprécié la veille. Et comme Sébastien David, je rencontre ses propriétaires le 22 juin à Bordeaux. Quelle journée !
Beaujolais blanc 07, Terres dorées : nez discret sur l'amande fraiche et les agrumes. Bouche vive, un brin frizzante, puis se faisant plus ronde. Bouche croquante, bien équilibrée, aux saveurs citronnées. Finale sur le zeste de pamplemousse. Y a bon !!!
Riesling Grittermate 06, domaine Julien Meyer : nez étonnant sur le "paic citron" (ce citron qui sent tellement plus que le citron). Bouche fraîche, avec une belle mâche et toujours ce citron absolument surréaliste. Finale sensuelle, douce.
Côtes du Jura 99, Cellier des Chartreux (Chardonnay non ouillé) : au moment où j'ai mis le nez dessus (froment grillé, épices, curry), je me suis demandé pourquoi ce vin était servi là, maintenant. Ca n'allait pas franchement bien avec les fruits de mer, et il a assommé le vin suivant qui n'avait rien demandé. Mais bon... Sinon, il était bien. Bouche ample, douce, très linéaire. Finale bien épicée.
Anjou blanc 07, René Mosse : nez sur la pomme, légèrement anisée. Bouche mâchue, gourmande, avec l'impression de croquer dans une pomme citronnée. Finale savoureuse.
Anjou blanc "le rouchefer" 07, René Mosse (ils sont taquins, nos organisateurs, de servir deux vins du même domaine à la suite) : nez minéral sur l'agrume confit et la pomme mûre. Bouche ample, grasse et vive. Très belle matière, vibrante. Finale mâchue, dense. Très beau !
Les Oliviers 07, Jean Louis Denois (Pays d'Oc, Roussanne) : nez sur la pêche, l'abricot, le miel. Bouche mûre et fraîche, avec un beau gras. C'est très gourmand. Finale tendrement astringente. J'ai parlé du millésime 2006 de cette cuvée ICI.
Hermitage 97 "chante alouette", Chapoutier : bon, vous, c'est pas drôle, vous voyez le nom du vin avant la description (je devrais mettre le noms des vins qu'à la fin du post, à l'envers et il faudrait retourner l'écran pour voir la solution, tiens !). Mais nous, on se demandait ce que c'était que ce vin... Nez un peu réduit, sur des notes de truffe blanche et d'encaustique. Bouche vive, tendue, à la matière minérale et saline. Le vin s'arrondit avec l'aération et devient plus aimable. C'est fou, on dirait un hermitage ! ;o)
Avec les fromages, on passe aux vins jurassiens...
Côtes du Jura 06, Jean Macle : nez sur la pomme, la croûte de comté, les épices. Bouche très ample, intense, d'une grande quiétude. Le vin vous envahit tranquillement le palais pour ne plus vous quitter. Limite flippant.
Savagnin vert 06, domaine Ganevat : nez grillé, épicé. Bouche très vive, élancée, avec une acidité tranchante qui vous secoue le palais. Fin mâchue intense, prégnante même...
Château Chalon 2000, Jean Macle : nez très "éthanal" qui me dérange un peu. Bouche plus ample encore que le côtes du jura, s'insérant dans le moindre petit espace vide de votre palais et refusant de s'en déloger. Finale puissante, et longue, très longue. Ceci dit, c'est un infanticide. Ce vin sera très supérieur dans une vingtaine d'années.
Nous avons conclu ce repas avec une belle salade de fruit, savoureuse et rafraîchissante. Sans vin. Après un Château Chalon, il faut savoir s'arrêter...
28 mai 2009
Rencontre vendéenne autour du vin (4) : Sébastien David, l'hurluberlu
J'avais eu l'occasion de goûter quelques vins de Sébastien David l'année dernière à Angers. J'avais été très impressionné par la qualité de sa cuvée Orion. Aussi, étais-je ravi de cette "intégrale qui nous était proposée aux Rencontres Vendéennes.
Avant d'attaquer, Sébastien nous a parlé de son parcours et de sa démarche. Marqué par une longue expérience aux Etats Unis, il a repris 5 hectares du domaine familial, les a convertis à la bio et commencé des essais de vinification pour le moins étonnants. Nous les évoquerons au fur et à mesure de la dégustation.
L'hurluberlu
Sébastien David assume tellement bien le côté hurluberlu qu'on lui prête à Saint Nicolas de Bourgueil qu'il a baptisé ainsi l'une de ses cuvées. Elle est vinifiée en macération carbonique, comme cela se pratique dans le Beaujolais ou dans le Languedoc (souvent avec le carignan). Cela consiste à mettre le raisin entier en cuve, puis se saturer celle-ci de gaz carbonique. Et l'on ferme bien celle-ci, et attend patiemment que le jus fermente à l'intérieur même du grain de raisin (à 23° envrion pendant 25 jours)et . Résultat : des tannins très doux, des arômes explosifs, un fruit éclatant ! Ces qualités sont préservés par une mise en bouteille sous azote. Mais passons à la pratique...
Hurluberlu 08 : robe violacée translucide. Nez intense sur des notes de framboise et myrtille, mais aussi des notes amyliques ("bonbon anglais"), typiques de la macération carbonique. Bouche ronde, souple, d'un bel équilibre, avec une finale douce assez persistante.
Hurluberlu 07 : robe idem. Nez plus puissant que le précédent, avec des arômes similaires. Bouche plus ample, avec des tannins d'une douceur indécente et un léger gaz qui accentue le côté friand, même si ce n'était pas absolument nécessaire. La fin est un peu plus dure (mais c'est très relatif).
Hurluberlu 06 : la robe est un peu plus légère. Nez plus complexe et plus fin, avec des fruits rouges un peu plus confits. Bouche soyeuse, ample, saline, d'une pureté incroyable. J'adore !
La collection Patrimoine SD
Un projet démarré dès 99, année de l'installation de Sébastien. L'idée est de regrouper dans cette collection 12 millésimes qui se suivent, avec leurs qualités propres. Un nouveau nom sera donné à chaque cuvée, dont la première lettre sera successivement P, A, T, R, I , M, O, I, N, E, S, D. Issu de 3 ha et demi de vieilles vignes cinquantenaires, la vendange est placée dans des cuves en bois ouvertes et simplement pigée au pied durant 40 jours. Au départ, Sébastien le faisait plusieurs fois par semaine. Plus ça va, plus il limite le pigeage. Et force est d'avouer que le résultat est de plus en plus convaincant. Less is beautiful. Puis le vin est écoulé par gravité en barrique où il repose 24 mois.
Patrimoine 08 "E" : robe sombre violacée. Nez superbe d'intensité et de profondeur sur la liqueur de fruits noirs et les épices. Bouche dense, mûre, aux tannins veloutés. Matière intensément mûre et fruitée et grand équilibre. Les tannins en finale demandent encore à se fondre, mais il leur reste beaucoup de temps pour cela.
Patrimoine 07 "N" : Robe proche. Nez confit de grande intensité sur les fruits noirs. Bouche ample, veloutée, magnifique. Fruité superbe. Une merveille (je pèse mes mots) !
Patrimoine 06 "In vivo": Robe proche. Nez sur les fruits sauvages (prunelle, mûre) et les épices. Bouche douce, intense, aux tannins soyeux. Arômes de framboise et de mûre. Le tout d'une gourmandise rare. Envoûtant.
Patrimoine 05 "Orion" : robe noire aux reflets violacés. Nez sublime (c'est que j'ai noté, en tout cas) sur les fruits noirs et les épices. Bouche mûre, à la matière profonde, satinée. Encore du grand art si ce n'est une finale un peu chaude qui rappelle au 7ème vin que ceux-ci contiennent de l'alcool (jusque là, il était d'une discrétion absolue).
Patrimoine 04 " Mi-chemin" : robe proche. Nez sur le bourgeon de cassis, puis le cassis tout court. Bouche ronde, charnue, veloutée, avec en finale une petite verdeur et un durcissement des tannins qui nous rappellent d'un seul coup que nous sommes en Loire (si, si).
Patrimoine 03 " Idylle" (l'année de son mariage) : robe sombre un peu plus évoluée. Nez surmûr, avec un côté fruit "compoté". La bouche est douce, soyeuse, avec des tannins polis se durcissant en finale.
Patrimoine 02 "Razine" : robe sombre, légèrement évoluée. Nez fin, subtil, sur les fruits chauffés au soleil. Bouche ronde, douce, veloutée, avec une acidité qui soutient et prolonge le vin. Grand équilibre.
Patrimoine 01 " Thyrse" (le bâton de Bacchus) : robe sombre. Nez plus cabernet, sur le cassis et le menthol. Bouche ample, alliant densité et douceur, aux tannins discrets. Encore un bon vin.
Patrimoine 00 "Ancestrale" : robe plus légère. Nez fin, légèrement évolué, sur les fruits (un peu cuits) et les épices. Bouche plus légère, avec une verdeur qui ne me séduit guère. L'ancestrale dans ses mauvais côtés...
Le vin d'une oreille
Pour expliquer ce drôle de nom, je préfère citer Sébastien David : "mais cette oreille, me direz-vous? Eh bien cette fois-ci direction le XVIIème siècle. C'est de là que nous vient cette expression, parce que disait-on, celui qui en buvait penchait l'oreille en signe d'approbation. En tout cas, si vous convives vous disent qu'ils ont "les oreilles qui fanent", cela veut tout simplement dire qu'ils en redemandent alors tendez l'oreille et n'hésitez pas à le resservir".
Quant à la vinification, elle n'est pas moins étonnante. Les grappes entières sont mises dans un cuvon hermétique qui est exposé aux rayons du soleil la journée et à la fraîcheur de la nuit durant une semaine. Puis le raisin est foulé et le jus récolté et écoulé en barrique par gravité pour continuer sa fermentation alcoolique et y restera 32 mois ! Le vin ne sera soutiré qu'une seule fois, un mois avant sa mise en bouteille. Il n'y a aucun ajout de soufre.
Vin d'une oreille 05 : robe sombre. Nez fin, intense, très confiture de cassis et mûre. Bouche fraîche, intense, au fruit impressionnant. Finale ferme et longue.
Vin d'une oreille 04 : nez fin, mûr, discret. Bouche ample, douce, charnue, avec là encore un fruit de toute beauté. Finale ferme, avec une (noble) verdeur.
Vin d'une oreille 02 : nez surmûr, en finesse toutefois. Bouche ample, avec des tannins "accrocheurs". Finale épicée avec des notes végétales.
Il est peu de dire que cette dégustation m'a enchanté. Je n'ai pas toujours accroché aux vins dit "nature", mais là, je suis vraiment conquis. Je me suis rarement fait autant plaisir ! Je revois Sébastien David le 22 juin à Bordeaux. D'ici là, je vais lui faire une petite commande, car je brûle de le faire goûter à des amis amateurs.
26 mai 2009
Rencontres Vendéennes autour du vin (3) : l'Or du Roussillon
Après une nuit courte, mais réparatrice, tout le monde est d'attaque pour une dégustation impressionnante de 26 vins blancs secs du Roussillon. Pendant longtemps, ceux-ci étaient de piètre qualité : lourds, mou, alcooleux. Nous allons juger sur pièce avec cette horizontale du millésime 2007.
Soif du mal 07, Domaine des foulards rouges (70% maccabeu, 30% muscat, 7€) : nez sur la pêche, le miel. Bouche fraîche, vive, d'un beau volume. Finale légèrement (et positivement) astringente. Agréable.
Calcinaires 07, Domaine Gauby (50% muscat, 20% maccabeu, 30% chardonnay, 13€50) : nez réduit sur des notes de soufre d'allumette. Bouche de caractère, avec de la mâche, du volume et un bel équilibre général. Finale savoureuse.
Coume Marie 07, Préceptorie de Centernach (maccabeu et grenache gris, 11€) : bouche ample, saline, avec une sensation de plénitude totale. Rien ne vient perturber cette impression, que ce soit l'acidité (discrète) ou l'amertume (absente). Finale toute aussi zen. Rare...
Blanc Bec 07, domaine Rivaton (maccabeu, carignan blanc, grenache gris + divers) : nez un peu réduit sur des notes de chou, puis de pierre chaude après aération. Bouche d'une grande amplitude, développant des saveurs minérales intenses. Bel équilibre général. Très beau si l'on n'est pas dérangé par son atypique aromatique.
Isadora 07, domaine Jolly-Ferriol (maccabeu, 11€) : nez charmeur sur des notes de fruit jaune et d'amande grillée. Bouche d'un équilibre parfait : ampleur, intensité, fraîcheur, finesse aromatique. Y a tout ! Même la finale, intense, mâchue est au diapason.
VDP blanc 07, Clos du Rouge Gorge (maccabeu) : nez sur les fruits confits et les épices. Bouche qui "accroche" dès l'attaque, matière charnue presque tannique, finale d'une noble astringence. Vin atypique qui se "mange" autant qu'il se boit.
Bande de gypse 07, domaine Jorel (50% maccabeu, 30% grenache gris, divers, 10€) : nez fin sur la pêche, l'abricot puis des notes d'anis et de caramel. Bouche ample, à la matière gourmande, délicatement fumée. Longue finale. J'aime bien.
Les vieilles vignes 07, Roc des Anges (90% grenache gris, 10% maccabeu, 17€90) : nez subtil, entre le floral et le minéral. Bouche frôlant la perfection : une matière riche et vibrante, une grande tension, une finale qui n'en finit pas. Que dire de plus ? Mon coup de coeur !
Cine panettone 07, Clot de l'Oum (30% grenache gris, 25% carignan gris, 20% carignan blanc, 20% maccabeu, 5% muscat, 18€) : nez sur l'abricot, la pierre chaude, les épices. Bouche très fraîche, avec une belle attaque. Matière délicieusement astringente, goûtue en diable. J'aime beaucoup !
Les vieilles vignes 07, domaine Danjou-Banessy (Carignan
blanc, carignan gris, grenache blanc, grenache gris, 14€) : nez fin dominé
par l'élevage (vanille, grillé), complété par des nptes de fruits janes. Bouche à la matière et aux arômes subtils, entre agrume et fumée. Finale revigorante sur le zeste de pamplemousse. Bien.
Cool Moon 07, domaine les enfants sauvages (grenache gris, 17€) : légère odeur de soufre d'allumette, puis de pêche mûre. Bouche fraîche, légèrement frizzante, avec une bonne mâche en finale. Longueur moyenne.
L'imprévue 07, Gilles Troullier (grenache gris, 28€) : nez expressif sur "l'arôme pêche", les fruits jaunes et la vanille. Bouche de grande ampleur, riche, fraîche, avec une finale légèrement astringente. Bien.
Ose 07, domaine du matin calme (85% grenache blanc, 8% muscat, 7% maccabeu, 10€) : nez sur des notes fermentaires, puis de raisin mûr. Bouche vive, acide, donnant l'impression d'un moût encore en fermentation. Bizarre...
Can Felix 07, domaine Marcevol (grenache gris, muscat, 7€) : nez sur le vieux rhum matiné de prune. Bouche douce, fraîche, d'une grande puissance aromatique. Finale sur la mirabelle. Pas banal...
Terres nouvelles 07, Préceptorie de Centernach (grenache blanc, grenache gris, maccabeu, 15€) : joli nez sur l'anis et les fruits jaunes. Bouche fraîche, éclatante, d'un beau volume, grande élégance aromatique. Belle finale. Bien.
Fleur de caillou 07, J. Ph. Padié (50% grenache blanc, 30% grenache gris, 20% maccabeu, 13€) : nez d'abord réduit, puis fruits mûrs/floral après secouage du verre. Bouche ample, expressive, à la fois aérienne et douce. Et un gras rencontré dans aucun autres des vins de la dégustation. Joli.
Marceau le Blanc 07, Jean Louis Tribouley (maccabeu, grenache blanc, grenache gris, muscat) : nez minéral sur la pierre chauffée au soleil. Bouche puissante, dense, très aromatique, sur des des grillées et salées. Déroutant et captivant à la fois.
Laïs 07, Olivier Pithon (maccabeu, grenache blanc, grenache gris) : nez friand, sur des notes de bonbon aux fruits. Bouche fraîche, longiligne, avec un aspect caillouteux et de la mâche en finale. Belle expression.
Milouise 07, J. Ph. Padié (50% grenache blanc, 50% grenache gris, 26€) : bouche vive, élancée, d'une grande ampleur et dotée d'une fraîcheur cristalline. Longue finale. Du bel ouvrage !
Vieilles vignes 07, domaine Gardiès (grenache blanc, grenache gris, roussane, 21€) : nez gourmand, sur la pêche et le melon. Bouche sphérique d'une grande fraîcheur, avec une matière satinée, dense, une aromatique intense. J'avais beaucoup aimé cette cuvée il y a quelques années. Je réitère.
Vieilles vignes 07, Clos des Fées (90% grenache blanc, 10% grenache gris, 18€) : nez discret sur des notes florales et fruitées (bien mûr). Bouche vive, élancée, avec une sensation sucrée arrivant presque de suite. Finale alliant douceur et astringence pour le moins surprenante. C'est un peu le choc lorsque je découvre que c'est le Clos des Fées. J'en ai bu à plusieurs reprises sans jamais avoir eu ces sensations là...
Vall Pompo 07, Bruno Duchêne (grenache blanc, grenache gris, 24€) : nez entre fleurs, épices et fumée. Bouche savoureuse, fraîche, équilibrée, avec une belle mâche. Finale gourmande. J'aime beaucoup !
Le blanc 07, Matassa (70% grenache gris, 30% maccabeu) : nez complexe sur des notes de fruits mûrs, de soufre d'allumette et de fumée. Bouche friande, harmonieuse, de belle ampleur. Un vin complet et gourmand. Encore un vin qui me séduit.
Les Alpes 07, domaine Belluard (pirate de Savoie, cépage gringet) : nez qui évoque la "soupline" pour certains. En tout cas un peu too much dans le côté floral exubérant. Bouche assez déconcertante, sans structure linéaire. Le vin s'élargit par vague en bouche sans impression de continuité. La matière est dense, presque tannique. Déconcertant, vous dis-je... En tout cas un pirate qui ne s'en cache pas ;o)
La Brugière côté blanc, domaine Marcevol (carignan blanc, élévage oxydatif, 15€) : nez complexe sur les fruits secs (datte, abricot) et le rhum. Bouche sèche et moelleuse à la fois, d'une grande intensité aromatique se prolongeant longuement. Intéressant !
Vin d'épices, domaine de Pechpeyrou (2ème presse de grenaches gris et blanc, 15€) : nez sur la figue sèche, le zeste d'orange. Bouche sèche, tendue, avec des arômes oxydatifs bien présents. Sensation d'extrème austérité : il est clair que la première presse a emporté le meilleur...
Une dégustation passionnante, de haut niveau, et montrant que la région du Roussillon offre aujourd'hui des vins frais, équilibrés, aptes à de beaux accords gastronomiques. A noter que les prix ne me semblent pas toujours en corrélation directe avec la qualité des vins (mais c'est vrai dans beaucoup d'autres régions). A noter également que 90% des vins dégustés étaient issus de l'agriculture biologique. Ca bouge vraiment en Roussillon !
Rencontres Vendéennes autour du vin (2) : le warm-up
Officiellement, les Rencontres démarrent avec la dégustation du vendredi matin. Mais dès le jeudi soir, une bonne partie des participants se prête à une indispensable gymnastique préparatoire des papilles. Pour démarrer cette nouvelle saison, les vins du domaine de Rochebuffère, présentés par son propriétaire. Comme celui-ci ne fait pour l'instant que des vins rouges, Philippe a ouvert une bouteille de blanc d'un autre domaine vendéen pour s'ouvrir l'appétit.
"Chenin du Querry" 2007, Domaine des Jumeaux: nez sur la pomme au four, la vanille, le beurre noisette. Bouche mûre, grasse, avec une acidité rafraîchissante (très léger gaz). Finale savoureusement astringente. Sympa pour démarrer.
Rochebuffère 2008 (Cabernet, Pinot Noir, Gamay) : nez "pinotant", avec des notes de noyau de cerise, de prunelle, puis de poivre. Bouche souple, fruitée, glissante, vraiment savoureuse. Un prototype de (bon) vin de soif !

Le vigneron et Philippe Rapiteau, le co-organisateur
Rochebuffère "Cabourne" 2005 : joli nez sur les fruits des bois. Bouche pleine, mûre velouté, bien épicée. Tannins s'affermissant en finale. Demande un plat puissant pour les faire passer...
Rochebuffère 2007 : nez sur la framboise et le poivre. Bouche ronde, aux tannins très doux et des notes ferreuses. Durcissement en finale, épicée.
Tous ces vins étaient accompagnés de charcuterie de première qualité. Magrets de canard séchés et fumés, andouille de Guéméné, rillettes de canard... Une belle mise en condition !
Suite à un échange sur le forum La passion du vin, nous avons comparé dans la soirée quelques Vouvray d'un producteur que je ne connaissais pas (Delaleu, domaine de la Galinière) avec ceux d'un producteur plus réputé (Foreau, à défaut de Huet). L'un des forumeurs vantait les excellents rapports qualité de ce producteur trop méconnu. Les deux étaient servis à l'aveugle mais ça s'avérait inutile, tant les différences étaient flagrantes...
1ère manche : les méthodes traditionnelles
Vouvray "cuvée Clément" 2005, domaine de la Galinière : nez réduit, plutôt inexpressif. Bouche vive, tendue à la limite de l'agressivité, bulle légère picotante. Fin simple et astringente.
Vouvray Brut Réserve 2002, domaine Foreau : nez sur la noisette, la poire, le miel. Bouche ample, enrobante, à la bulle fine et caressante, avec une bonne vinosité. Finale d'une grande intensité. Supérieur à beaucoup de champagnes plus onéreux !
Le Foreau est certes plus cher que le Galinière, mais il me semble que le moindre euro dépensé pour le second est un euro jeté par la fenêtre...
Le "match" se poursuivra durant le repas avec deux autres duos...
Nous continuons l'apéro avec une douceur...
Muscat de Rivesaltes "Le Ptit grain" 08, Domaine de Balmettes : nez sur la pêche et la fleur d'acacia. Bouche douce, fraîche fruitée, finissant sur une légère amertume (noyau de pêche). Agréable !
Un petit dernier avant le repas...
Côtes du Jura 07, domaine Jean Macle (Chardonnay ouillé) : nez sur la pomme et la noisette grillée. Bouche ample et douce, avec une acidité en filigrane. Finale toute aussi douce. Une première au domaine Macle très réussie !
Nous démarrons ensuite le repas, avec des rouges...
Vino de Secano Maule 08 (Chili, cépage Païs) : robe légère couleur rubis. Nez sur le noyau, la groseille, les épices. Bouche fine, douce, légère, avec un fruité refraîchissant. Finale expressive un peu chaude. Une rareté (cépage originel du chili, peu planté de nos jours).
Dorabella 08, Domaine de l'Octavin (poulsard du Jura) : nez explosif, bourré de fruits frais (cerise griotte, framboise) et notes typiques d'une macération carbonique (côté amylique). Bouche ronde, gourmande, croquante, soutenue par un léger gazouillement de CO2. Fin goûtue, réjouissante ! Dieu que c'est bon les vins sans soufre quand c'est réussi !
Deuxième manche Galinière / Foreau :
Vouvray sec 07, domaine de la Galinière : nez peu expressif, citrique. Bouche vive, tranchante, s'ouvrant lentement sur des notes de pommes et de coing. Finale agréablement astringente.
Vouvray sec 07, domaine Foreau : nez sur l'anis, la pêche, et la pomme au four. Bouche ample, limite grasse, avec une matière gourmande, vibrante et une acidité qui donne de la tension à l'ensemble. Finale savoureuse qui donne envie de s'en servir une nouvelle gorgée illico. Un régal !!
On repasse à un rouge (je sais, c'est un peu décousu...)
Moulin à vent 2007, domaine des Côtes de Molière : nez sur la mûre, la prunelle, quelques épices. Bouche dense, veloutée, fraîche, délicieusement poivrée, avec une sensation rare de buvabilité. Lorsque nous découvrons la bouteille - tout est bu à l'aveugle), nous avons deux surprises : rarement bu un Beaujolais pareil, et un degré alcoolique de 11,5° ! Etonnant lorsqu'on voit la densité et la maturité de ce vin !
De battre mon coeur s'est arrêté 08 (Hervé Bizeul) : robe vraiment sombre. Nez sur des notes de fruits noirs bien mûrs, de poivre et de caramel au beurre (note fermentaire). La bouche est incroyablement dense, mûre, aux tannins veloutés et serrés et une bonne fraîcheur au vu de la richesse du vin. Les tannins se durcissent sérieusement finale, avec une amertume assez marquée (de la verdeur pour d'autres). Stupeur quand nous découvrons l'étiquette. C'est une bouteille "quasi mythique" que la plupart d'entre nous n'avions jamais bu. Nous nous attendions à quelque chose d'un peu plus digeste en finale, pour tout dire. Le lendemain, nous ouvrirons une deuxième bouteille. Un peu mieux, mais toujours une finale dure, très dure... (mise trop récente???)
Clos des Fées 03 (Hervé Bizeul) : robe toute aussi sombre. Nez sur les fruits compotés, le caramel, les épices chaudes. Pour tout dire "typé Rioja" (puis je pense sur des barriques Radoux). Bouche douce, suave, dense et veloutée. Finale assez chaude, avec des tannins s'affermissant. Re-surprise : la plupart d'entre nous l'aurions placé en Espagne. Le millésime explique certainement ce côté surmûr et puissant. Mais ce n'était pas l'idée que nous nous faisions de ce vin.
Sur un clafoutis à la rhubarbe, nous terminons pour ce soir le "match" Delaleu/Foreau" sur des demi-secs 2002.
Vouvray "tradition" 02 , domaine de la Galinière : nez sur la truffe blanche et des notes "pétroleuses". Bouche tendue, sèche. Finale assez courte, astringente.
Vouvray demi-sec 02, domaine Foreau : nez sur le citron confit et des notes terpéniques. Bouche pure, élancée, vibrante. Longue finale de grande intensité, avec l'impression que ce vin n'est qu'au début d'une longue vie.
La soirée s'achève sur les liquoreux de Tirecul la Gravière que j'ai amenés. Je ne suis pas vraiment objectif pour en parler. Je n'ai donc pas pris de notes, mais il se goûtaient bien je pense. Puis Olif a sorti des chocolats de Hirsinger, les meilleurs du Cosmos, dixit l'ami Estèbe. Il se pourrait bien qu'il ait raison, l'animal ;o)
Il est alors quasiment une heure du mat'... Dans un peu plus de 9h, une dégustation de blancs du Roussillon nous attend (à suivre).
25 mai 2009
Les Rencontres Vendéennes autour du Vin (1) : quelques photos...
Ben ça y est, c'est fini ! Comme tous les ans depuis 6 ans, ces rencontres furent le lieu de dégustations multiples, de discussions passionnées,d'échanges de bouteilles, de repas mémorables, de rires et de complicités. Bref, un peu le paradis de l'amateur du vin :o)

Découverte du domaine de Rochebuffière



Vins blancs du Roussillon
Laurent en pleine action
Dégustation exhaustive des vins de Sébastien David

Quelques fromages pour accompagner le Château Chalon...
Dégustion des vins du domaine Chantal Lescure

Présentation du Cognac Filloux
Travaux pratiques...

Dégustation du domaine des Sablonnettes
Une carafe qui lévite de plaisir ...
Un verre heureux !
Une partie des cadavres...
Un livret bien rempli !!!
Comme je le disais à mes amis au moment de m'en séparer : c'est encore trop court ! Nous n'avons pas ouvert toutes les bouteilles prévues, pas discuté de tous les sujets qui nous tiennent à coeur. Mais ce n'est que partie remise : rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine !
Merci aux deux Philippe pour cette organisation sans faille !
24 mai 2009
Mes recettes d'il y a trois ans (6)
"I am so sorry". Cette phrase prononcée à multiples reprises dans toute série américaine qui se respecte aurait pu servir de titre au post de ce jour. En effet, je comprends que les personnes qui aiment ce blog pour les recettes qu'il propose commencent à être un peu exaspéré par la place qu'y a prise le vin ces derniers jours. D'autant que ça ne va pas s'arranger : je participe en ce moment aux Rencontres Vendéennes du Vin où, comme le nom l'indique, on passe une bonne partie de son temps ... à boire du vin ! Donc de nombreux compte-rendus en perspective dans les jours qui viennent...
Aussi souhaite-je faire une courte pause aujourd'hui en vous donnant des liens vers d'anciennes recettes que sûrement peu d'entre vous ont déjà lues. J'espère qu'elles vous plairont...
Mousse d'avocat façon Sundae, oignons croustillants,
caramel de tomate, pépites de Saint-Jacques & chips de crevette
Oeuf en coque boulangère au gorgonzola
Canard croustillant aux noisettes et sarrasin, légumes printanier
Millefeuile à l'aubergine, mozarella & roquette
Mini gâteaux à la courgette et aux amandes grillées
23 mai 2009
Week-end 100% Bordeaux (6 et fin) : le château du Payre
Je vous raconte pas les souvenirs d'enfance qui vous remontent à la montée dans le bus sous l'autorité bienveillante de la "maîtresse". Comme par hasard, les élèves les plus turbulents vont direct à la banquette du fond...
Au programme pas de zoo ou de parc d'attraction, mais un domaine de l'Entre deux Mers : le Château du Payre. Un domaine de 35 ha qui se transmet depuis 5 générations par les femmes. Valérie Labrousse représente la dernière génération. N'ayant que des garçons, le cycle infernal démarré en 1882 devrait d'achever ;o)
Nous avons droit à un tour dans les vignes, mais aussi à un cours sur les joies des nouvelles réflementations de l'AOC, mais aussi sur le cahier des charges de Terra Vitis (agriculture raisonnée).
Puis nous visitons le chai, plus orienté production que visite d'agrément. Des travaux d'agrandissement sont en cours.
Depuis une cinquantaine d'années, le domaine s'est orienté vers la vente aux particuliers qui représente actuellent 80% de son chiffre d'affaires. Un mode de commercialisation qui limite certainement les aléas et permet une meilleure valorisation des produits.
Nous goûtons ici les crémants et les Cadillac accompagnés de billes de melon et des rondelles de saucissons et chorizos. Le crémant blanc est bien, le rosé, moins, et les liquoreux sont irréprochables pour le prix (environ 7 €).
Puis nous sommes invités à nous asseoir à la grande table familiale en compagnie des parents de Valérie ainsi que de son mari. Au menu, asperges de Blaye, magrets de canard cuits aux sarments, et fraises au dessert.
Le blanc sec et les rouges du domaine ont été servis pour accompagner les plats. Je n'ai pas été plus emballé que ça (ça manque d'âme à mon goût). Pas contre, lorsque le père de Valérie est partie chercher un rouge 89 puis un 83, ce fut une autre affaire : l'âge a fait son oeuvre, et les vins ont fait preuve d'élégance, de sensibilité et de noblesse.
Avec les fraises, un Cadillac de 1975 a été ouvert. Et là aussi, un grand bonheur : de l'encaustique, du miel, du caramel au beurre salé. Une bouche douce d'une belle aromatique. Un régal !
Ainsi s'est achevé notre séjour de 3 jours dans le Bordelais. Juste après nous avons repris le bus et sommes partis à la gare.
22 mai 2009
L'album du jour, le retour : Porgy and Bess (Ella and Louis)
Je n'ai pas abandonné l'idée de l'album du jour. Mais je n'ai simplement pas eu le temps ces derniers jours, un peu mouvementés (et ça ne va pas en s'arrangeant). Hier, en route vers Saint Jean de Monts pour les Rencontres Vendéennes du Vin, je suis tombé à un moment sur Summertime chanté par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong. Un bonheur que d'écouter cette musique, ces voix, cet amour qui s'en dégage. Je vous en fais donc profiter avec beaucoup de plaisir.
C'est ICI.
Rappel : il faut s'inscrire sur MusicMe (rapide et gratuit)























































