31 mai 2007
Carpaccio d'avocat aux baies roses
Je me suis offert une mandoline Mastrad à prix cadeau (25€). C'est fou ce qu'on peut faire avec! Vous n'avez pas fini d'en entendre parler...
Première application: un carpaccio d'avocat. Seule une mandoline permet d'avoir des tranches aussi fines sans faire de casse. Vous n'avez ci-dessus qu'un demi-avocat!!!
J'ai fait une petite sauce en mélangeant jus de citron, sel et huile d'amande douce grillée (vous pouvez mettre de l'huile de noisette, sinon). Et je l'ai passée au pinceau sur les tranches avant de les disposer joliment sur deux assiettes.
J'ai pilé au mortier une grosse pincée de baies roses et les ai réparties sur mes assiettes.
Si vous voulez servir un vin avec, il faut partir sur un vin assez vif qui compensera le gras de l'avocat, et qui a éventuellement des notes de noisette/amande. Pourquoi pas un Chablis?
30 mai 2007
L'heure est grave... J'ai besoin de votre aide!!!
Alors voilà: je me suis inscrit au concours du meilleur blog cuisine de Blog-tribu. Si je veux gagner le super gros lot , il faut que j'ai pleeeeein de votes. Pour cela il suffit d'appuyer sur le bouton ci-dessous et de suivre les instructions. Facile de faire plaisir, non? Surtout que mon anniversaire approche... Je compte sur vous ;o)
Il est évidemment interdit d'inscrire votre blog, surtout s'il est meilleur que le mien :o)))
PS: en vous inscrivant pour voter, vous participez à un tirage au sort qui peut vous permettre de gagner plein de belles choses (dont un écran LCD).
PS2: dernière précision. L'icone de mon blog est celle ci-dessous.
Clafouti aux cerises (méthode peu conventionnelle)
Cette recette a été élaborée à partir d'un reste de sabayon de la veille. Je lui ajouté deux cuillères à soupe de maïzena diluées dans une même qté de lait. Et un trait d'huile d'amande grillée.
J'ai dénoyauté les cerises histoire de faire râler les puristes, les ai mises dans le plat ci-dessus, les ai recouvertes du mélange précédent. Quelques amandes effilées. Et au four à 200° pour 20mn.
Le plat a été mangé tiède.
29 mai 2007
Lorsque design et vins font bon ménage
Ce qui est bien dans le monde virtuel, c'est finalement quand ça ne le reste pas, virtuel ;o) Ainsi Patrick, un lecteur de mon blog et propriétaire d'un magasin de design à Bordeaux, m'a proposé d'animer une dégustation de vin dans son magasin.
Design, vin... J'ai tout de suite pensé à Marc Houtin, car ses vins ont des étiquettes super sympas qui se seraient bien mariées avec la cadre du magasin. Seulement voilà, notre viticulteur a tellement de succès qu'il n'a plus rien à vendre (en attendant l'embouteillage du 2006). M'enfin, il me fallait trouver dans l'immédiat un autre producteur...
J'ai songé assez rapidement à Michel Guiraud dont je connais la cuvée Comme à Cayenne depuis
longtemps déjà. Ce beau vin a dominante grenache et complété de carignan a l'une des étiquettes les plus étonnantes qui soient. Ce vin ne porte pas ce nom pour un degré alcoolique alcoolique élevé ou d'éventuels effets secondaires: la parcelle dont il est issu fut la plus dure à planter. Et quand la grand-mère de Michel Guiraud y partait, elle disait qu'elle allait "à Cayenne travailler"...
D'autres vins de ce producteur valent le détour, que ce soit pour la rareté du cépage (l'allicante dans le Sirop), ou la qualité du vin (la Terre promise ou la Suite dans les idées). Et toujours ces étiquettes très décalées qui participent à l'état d'esprit dans lequel on va boire ces vins. Car si notre nouveau président de la république a inventé le concept de la "droite décomplexée", j'aimerais promouvoir de mon côté celui du "buveur de vin décomplexé". Pas que je veuille inciter à en boire plus. Mais plutôt à le boire sans un certain cérémonial qui peut intimider nombre d'amateurs!...
Pour ceux qui n'aimeraient pas trop le vin rouge, les amateurs de blanc ne
seront pas oubliés. Il y aura Ma première vigne de blanc, un vermentino de Michel Guiraud alliant gras, fraîcheur et complexité: un grand Blanc du Sud! Vous pourrez également découvrir le dernier Morillon de Jeff Carrel, une vendange tardive de Chardonnay, la Folie, un liquoreux de Clairette ou Ultime récolte, un viognier comme vous n'en aurez jamais bu!
Afin que le vin ne monte pas trop vite à la tête, il y aura aussi à manger: fromage des Pyrénées, jambon cru, tapas et friandises. Là aussi, je ne promets que du bon!
Autant dire que je compte sur la présence des bordelais(es) pour nous rendre visite le 7 juin de 18h00 à 21h00 au magasin C Design, 31 rue de Cheverus à Bordeaux. Il faut par contre nous prévenir plusieurs jours à l'avance afin que l'on ajuste les quantités de victuailles à l'avance...
Je ne resiste pas pour finir ce petit texte à vous faire lire la contre-étiquette du Sirop ;o)
Sabayon de pêches à la lavande
On a beau être en avance sur la saison, les lavandes ne sont pas en fleur. Qu'importe, je me suis servi des feuilles qui sentent elles aussi très fort la lavande.
Pour le sabayon, je suis sorti de l'orthodoxie qui veut que l'on ne serve que des jaunes. J'ai donc fouetté au bain-marie 3 oeufs entiers, environ 50g de sucre et une poignée de feuilles de lavande. Lorsque le mélange à épaissi, j'ai retiré du feu et continué à fouetter jusqu'au tiédissement de la préparation. J'ai passé celle-ci au chinois pour enlever les feuilles de lavande et lui ai rajouté deux cuillères à soupe de crème épaisse.
J'ai réparti mes 3 pêches épluchées et coupées en quartier dans 3 ramequin, les ai recouvertes de ma préparation puis d'amandes effilées et d'une pincée de sucre. Et zou, au grill pour 2mn.
Il me restait un reste de sabayon. Je l'ai donc gardé au frais et gardé pour le transformer en clafouti aux cerises (recette à suivre).
Pour accompagner ce délicieux dessert, le vin idéal est un muscat, que ce soit une Bohémienne de Grès Saint Paul ou un Muscat de Rivesaltes du Mas Karolina.
28 mai 2007
Escalopes de poulet rôties et asperges en deux cuissons: les pointes rôties, les tiges façon "risotto"
L'idée intéressante de cette recette vient avant tout du "risotto". Après avoir épluché les asperges et coupé les pointes, j'ai détaillé les tiges en petits morceaux réguiliers.
J'ai fait mijoter tout doucement ces derniers dans un mélange de crème fraîche (10cl) et de fond de volaille déshydraté (une cuill à café bombée) jusqu'à ce que les asperges soient fondantes et la crème épaissie. Un p'tit coup de moulin à poivre, et basta!
J'ai fait cuire les escalopes de poulet dans une poêle dans un mélange beurre / huile d'amande grillée, j'y ai rajouté les pointes d'asperges crues et couvert le tout avec un couvercle "cloche" qui me vient de ma grand-mère... Et j'ai laissé là aussi mijoter en retournant de temps en temps. Résulltat: doré et moelleux!...

27 mai 2007
Quand une scène attendrissante vous fait prendre conscience de la cruauté humaine...
Vous les aviez connus comme ça
Ils sont maintenant comme ça.
Toujours suivant la même "mère" à longueur de journée.
Des gosses, quoi...
Des gosses de 70 jours...
Ca fait réfléchir.
Je viens de prendre conscience que la plupart des poulets consommés n'ont pas eu d'enfance. On les a privés de leur mère dès leur naissance et envoyés dans un véritable univers carcéral sans une môman qui veille sur eux...
Horrible, non?
Mais bon, un bon poulet rôti, et on finit (presque) par oublier...
26 mai 2007
Une Auberge en Gascogne: une bonne table du côté de chez Cabrel
Nous sommes à Astaffort, village avant tout connu grâce à Francis Cabrel, un des vignerons les plus célèbres de France ;o) Mais un autre homme commence à faire parler de lui: Fabrice Biasolo, le chef d'une Auberge en Gascogne.
Démarchant les meilleurs restaurants de la région pour leur faire connaître mes producteurs bien aimés, j'ai rencontré vendredi matin Benoît Biasolo, frère de Fabrice et sommelier de l'établissement. Celui-ci a particulièrement apprécié les vins blancs que je lui ai fait dégustés: vous en retrouverez bientôt sur la carte du restaurant.
Je ne pouvais tout de même pas repartir sans avoir dégusté la cuisine de ce restaurant, d'autant qu'il était 12h45, et que je commençais à avoir faim. Je me suis donc attablé dans la grande salle et commandé le menu du déjeuner, assez complet et (relativement) bon marché (23€).
Comme vous pouvez le voir, c'était plutôt calme, et le chef avait le temps de discuter avec la clientèle.
Les mises en bouches sont vite arrivées: au fond, des cacahuètes grillées et hachées qui pétillent en bouche lorsque vous buvez le contenu de la pipette (du bouillon de légume).
Puis à votre gauche, un carpaccio de Saint-Jacques avec un achard de légume; au milieu, une mousse de foie gras et sa chips de pomme de terre Vitelotte (NDLR : violette); et pour finir une amande sous une persillade croustillante et son écume d'herbe (c'est moi qui renomme les plats...).
L'achard était un peu trop puissant et avant tendance à couvrir la Saint-Jacques. La mousse de foie gras était intensément parfumée et d'une grande légèreté. L'amande, elle, était franchement bonne.
Pour continuer, une deuxième mise en bouche, qui fait office d'entrée: un filet de rouget poêlé à la planche, un fin guacomole et des asperges sauvages. Le moelleux du rouget était remarquable, et les asperges cuites à point.
Arrive ensuite le plat principal: un magret de canard avec des girolles, des fèves et une semoule de carottes. Le magret est cuit à la perfection, et c'est vraiment un régal! L'accompagnement est bon, mais laisse un peu sur sa faim. On aimerait être plus surpris...
Pour finir, un crumble de fraises et une glace à la vanille. C'est goûteux, frais, de saison. La conclusion sympathique d'un repas bien agréable et servi sans temps morts. A signaler aussi le pain, de bonne qualité, fabriqué par le boulanger du village.
Si vous voulez avoir une meilleure idée de la qualité de ce restaurant, faites un tour chez Chantal.
Pour les amateurs de vins, sachez que vous trouverez désormais dans ce restaurant les vins jurassiens de Ganevat et de Tissot, la belle Adorée et le Princé de Marc Houtin, les Savennières de Damien Laureau, et même des vieilles Marestel de Dupasquier!...
Pizza maison à la courgette, tomates, oignons, jambon cru & parmesan
Quand je dis "maison", c'est "maison" intégrale, y compris la pâte. Rien de compliqué: farine, levure, eau et sel. Si ce n'est qu'une fois la pâte levée la première fois, j'y ai ajouté une belle poignée de parmesan rapé et de la fleur de thym cueillie quelques instants plus tôt.
Voulant faire cuire la pâte à four très chaud, j'ai décidé de précuire oignons et tomates. J'ai conc fait cuire 1h à 150° des tranches de tomates et des rondelles d'oignons arrosées d'huile d'olive, de fleur de sel et d'olive grove (mélange d'olive, d'origan, de tomate, d'ail et d'oignon séchés).
J'ai étalé la pâte. Je l'ai laissée lever 30mn. Puis j'ai mis dessus des lamelles de courgettes crues. Mes tomates et mes oignons cuits, des lamelles de jambon cru, des morceaux d'olive et du parmesan. Et puis encore un peu d'olive grove.
A peine 10mn à 230°. Et voilà le résultat.
La pâte était légère et croustillante, les légumes bien parfumés. Un régal!)
En accompagnement: cuvée vieilles vignes 2004 du domaine de Grangeneuve (50% syrah, 50% grenache): nez sur le noyau, la prune compotée et les épices. Bouche, ronde, d'une belle ampleur, avec des tannins souples et fins et un équilibre tip top! Le côtes du Rhône traditionnel idéal, se mariant parfaitement avec ce type de plat. Merci au généreux donateur (je ne suis plus sûr de la personne qui nous l'a donné, mais c'est sûr: on ne l'a pas acheté!)
25 mai 2007
Vendredi du vin #3: passion d'une femme!
Cela fait le 3ème vendredi que des blogs rendent iun hommage commun aux vins. Ce coup-ci, c'est Emmanuel Delmas qui préside cet évènement et a choisi le thème: les vins de femmes.
Lorsque j'avais lu ce thème, j'avais pensé prendre le Miss Terre blanc de Nadia Lusseau. Mais puisque j'en ai parlé il y a peu, je ne vais pas faire un copié/collé...
Aussi vais-je vous parler de Passion d'une femme 2005 d'Audrey Chauvin, dégusté lors des Rencontres Vendéennes du vin.
La robe est d'un pourpre sombre et opaque. Le nez est sur les fruits noirs bien mûrs et les épices (cannelle, poivre de Séchuan). La bouche est moelleuse comme pas permis, avec des tannins ronds, soyeux et une finale toute douce, sans aucune accroche ni fermeté. Rarement vu un vin présentant aussi peu d'agressivité. Le tout est frais, équilibré et ne fait que 12.5°, ce qui est spectaculaire vu la belle maturité du raisin. Il n'y a qu'une femme qui pouvait faire un vin aussi doux et sensuel. Bravo, Audrey!
J'oubliais: ce vin vient des Côteaux du Tricastin, région peu réputée pour la délicatesse de ses vins. Comme quoi: à femme, rien d'impossible!
































