31 mars 2007
Au resto de Lilizen comme si vous y étiez...
Etant régulièrement sur Bordeaux pour visiter cavistes et restaurants, je me suis dit tout de même qu'il fallait que je fasse le détour au restaurant de Lilizen. Ca y est, c'est fait!
Après avoir salué l'artiste, je me suis assis,
face à l'Eglise Domicaine (dixit Papilles)
J'ai craqué pour:
des chaussons feuilletés à l'aubergine et fromage de chèvre
une tarte aux échalotes, gorgonzola, lardons fumés & noix
et un fondant au chocolat!
C'est mignon tout plein!
La farce est délicieuse, mais neutralisée par la pâte,
proportionnellement trop présente dans la préparation.
Après discussion avec la chef, elle ne fera désormais
qu'un chausson, plus gros, et donc avec plus de farce!
Attention, j'irai vérifier ;o)
Avis aux herbivores! On vous gâte!
Sinon, la tarte est très bonne, avec juste ce qu'il faut
de gorgonzola. Les échalotes sont fondantes à souhait,
et les noix apportent saveur et croquant...
Miam! Là, il n'y a rien à redire :o)
C'est bizarre, Lilizen n'a pas été surprise que je prenne le fondant...
J'ai dû écrire quelque part que j'aimais le chocolat :oS
Eh bien, le fondant est ... fondant et fort en chocolat!
Pas trop sucré, pas écoeurant, et digeste avec ça!
Un petit régal!
Il ne restait plus qu'à prendre le café, méga tassé (mais DK),
très bien lui aussi, papoter quelques minutes avec la patronne,
et c'était reparti pour ma croisade pour le bon vin!
Merci Lili pour l'accueil!
30 mars 2007
Interdit au plus de douze!
C'était le mot d'ordre de Laurent Baraou de Parlons Bien Parlons Vin: moins de 12° et moins de 12 euros. Moins de douze euros, c'est assez facile. Mais moins de 12°, ça devient dur avec le réchauffement de la planète. La plupart des vins font souvent minimum 12.5°. Je croyais ne pas en avoir en cave, et pourtant...
L'amphibolite 2006 de Jo Landron titre modestement 11,4°. Son nez embaume la pomme mûre et le pomelos. Sa bouche allie rondeur accueillante et vivacité tonique. C'est gourmand, frais, et un poil "pousse au crime". La finale agréablement astrigente fait frémir les papilles et invite à se restaurer et à s'en resservir un p'tit coup!
Parfait sur des fruits de mer, sur un fish'n chips ou tout simplement à l'apéro. Je l'ai bu ce midi avec une salade de pomme, chèvre " & jambon fumé. C'était tout aussi impec!
27 mars 2007
Thon & asperges vertes poêlés
Il n'y a que 3 ingrédients dans la recette: du thon, des asperges vertes et du beurre clarifié.
Le thon est rosé à coeur, les asperges à peine cuites pour garder un peu de croquant.
Dans l'ordre je fais cuire les asperges épluchées et coupées en tronçons. Puis je les retire. Je fais cuire le thon dans la même poêle. Puis je le laisse "reposer". Retour des asperges en poêle pour les réchauffer. On les mets sur une assiette chaude. Aller/retour du thon pour la chauffe finale. Fleur de sel sur le tout. Et voilou...
26 mars 2007
Bouchée de thon cru façon "tartare"
Etant parti d'une darne épaisse pour faire quelques "steacks" de thon, il me restait des chutes que j'ai utiliséées pour cette recette. J'ai rajouté de l'huile d'olive, un peu d'échalote hachée, du cornichon en brunoise, du piment d'espelette, du tabasco vert et du citron de la même couleur. Et puis bien sûr, sel & poivre.
Ce fut parfait en mise en bouche pour le repas de Dimanche!
25 mars 2007
Carnet de naissances
Non, non, il n'y a pas de p'tiot chez nous, du moins pas qu'on ait enfanté ;o) Par contre, autour de nous, on sent que c'est le Printemps! Il y avait eu les moutons qui nous ont fait des p'tits agneaux (ils ont d'ailleurs bien grandi). Les ânes se sont mis de la partie en faisant deux ânons.
Mais c'est pas tout! V'là les poules qui s'y mettent aussi. Les coquines ne pondent plus dans le poulailler et couvent en cachette dans des recoins de la propriété. Résultat: une quinzaine de poussins, de toutes les couleurs!
Vive le printemps!
23 mars 2007
Bruschetti aux foies de volaille et confit d'oignons
Ce genre de recette est représentative de la cuisine que je fais en ce moment. Plutôt assemblage rapide car je rentre à 19h30 le soir et que je n'ai pas trop envie de me casser la tête...
Il faut mettre le four à 200°. On coupe des ciabbatine précuites en deux. Puis on les tartine généreusement de confit d'oignons et on met dessus des foies de volailles confits coupés en tranche. On chapelure le tout au cracker explosé au mixer et zou au four 15mn!
Ben c'est rachement bon. Croustillant et moelleux / sucré et salé / gastronomique et roboratif /Y a tout dans ce plat servi avec de la mâche au vinaigre balsamique. A faire sans hésiter, les amis!
16 mars 2007
Odyssée vinesque: l'album photo
Près de 100 photos retracent mon parcours à travers la France viticole: à chaque coin de route, on est ébloui par des paysages changeants, alliances de l'homme et de la nature. Mais aussi admiratif du travail énorme pour faire pousser cette liane magique et généreuse qu'est la vigne. La récompense est au bout: LE VIN, dont les flagrances et les saveurs nous racontent l'histoire de son terroir et des hommes qui le font vivre.
C'est ICI
14 mars 2007
Roulés de boeuf farcis à la purée "ail & truffe", cole slaw maison
J'avais trouvé l'autre jour des tranches très fines de boeuf destinées aux pierrades. J'en ai pris me disant que j'en ferais bien quelque chose. Eh bien voilà, c'est chose faite!
J'ai fait une purée composée de 3 pommes de terre, d'un panais et de 3 gousses d'ail cuits ensemble à la vapeur. J'ai rajouté une belle cuillère d'huile à la truffe noire, du sel et du poivre.
J'ai modelé des cylindres avec cette purée épaisse, et j'en ai farci mes rondelles fines de viande.
J'ai ciselé ensuite un quart de chou et 1 carotte. Et j'ai ensuite préparé une sauce onctueuse composée d'un avocat, d'une grosse cuillère de savora et d'un trait d'huile de noisette.
Il ne reste plus qu'à griller les rouleaux de viande sur toute leur surface (dans un peu de graisse de canard) et servir bien chaud avec la salade froide. Le contraste des saveurs, températures et textures est franchement intéressant!
12 mars 2007
Ma vie en 2 et 7 (ou de 5 en 5, c'est selon)
A l'invitation d'Alhya, je réponds à mon tour à ce nouveau genre de questionnaire qui permet de mieux comprendre le parcours de son auteur...
1967
Naissance du petit Eric à Amiens. Dès ses premiers mois, l'enfant se montrera difficile avec l'alimentation. Lorsque sa mère veut le faire passer du sein au biberon, il proteste et refuse ce misérable succédané. Sa pauvre mère devra désormais le nourrir à la cuillère ;o)
1972
Eric a maintenant 5 ans et vit à Blois: ses goûts se sont affirmés. Il n'aime pas les champignons, les épinards, les herbes aromatiques, le fenouil et le céleri. Bref, comme la plupart des enfants, il aime les pâtes, les frites et les steacks hachés
1977
Notre p'tit bonhomme a maintenant 10 ans. Ses grands-pères estiment qu'il a maintenant l'âge de goûter les vins qui sont servis à table. En petite quantité, certes. Ca lui permet d'éduquer son palais et de plus tard contribuer à éponger à l'excédent de production de la viticulture française. Si certains vins lui plaisent, Eric aime surtout les canards d'eau de vie servi au moment du café.
1982
Eric sort de plusieurs années de pensionnat. Pour survivre, il a dû se nourrir comme les autres enfants et surmonter certaines répulsions alimentaires. Désormais, il aime les champignons, les épinards et les herbes aromatiques. Par contre, faut pas dec' il est toujours réfractaire au céleri et au fenouil (beurk!).
1987
Eric fait des études de commerce à La Rochelle. Il se nourrit exclusivement au Restau U. Ca lui fait bizarre car il sort de plus 10 ans de nourriture bio et quasi végétarienne. D'un côté, il exulte parce qu'il peut manger pleins d'aliments bannis à la maison. De l'autre, il s'aperçoit que la bouffe industrielle, c'est pas terrible ;o(
1992
Eric a renoncé à un travail dans l'administration pour vivre une aventure plus passionnante: la création d'un domaine en bio-dynamie regroupant un maraîcher, un jardin botanique de variétés anciennes produisant des semences, un magasin bio et un centre de formation. Eric est à la fois commercant, comptable, cuisiner, guide ou jardinier... Il a à sa disposition 500 variétés de tomates, 20 de basilic ou une centaine de salades différentes. De quoi varier l'ordinaire...
1997
Eric vit en Alsace. Après avoir fait des études en viti-oeno, il travaille chez un viticulteur de renommée mondiale. Au sortir du travail, tous les soirs, ce vigneron initie ses employés à l'amour des grands vins. Eric découvre Deiss, Egon Muller, Huet ou Dagueneau. C'est la REVELATION! Le vin rouge, c'est bon, mais le vin blanc, c'est GRAND!
2002
Eric vit à Evreux. Il est responsable d'un magasin bio. En mai, il rencontre Olivier, amateur de grands Bordeaux. C'est d'ailleurs autour d'un Connétable de Talbot qu'ils font connaissance. En juillet, ils partent ensemble dans le Languedoc et se la jouent Sideways. Ils en ramènent plein de bonnes bouteilles. Ce n'est que le début d'une longue aventure...
2007
Eric réside désormais en Dordogne. Il vient de se lancer dans une nouvelle aventure. Faire découvrir les vins qu'il aime aux cavistes et restaurateurs de la région. Depuis une bonne année, il partage ses recettes et ses dégustations avec des lecteurs du monde entier grâce à son blog. Il trouve que c'est un moyen formidable d'échange entre amateurs de bonnes choses, et qu'il n'y renconcerait pour rien au monde.
2012
Eric et Olivier ont réalisé leur rêve. Ils ont ouvert une cave-bar à vin qui permet aux clients de grignoter un p'tit truc sympa en sirotant un bon verre de vin. Si ce dernier leur a plu, ils peuvent repartir avec une boutanche, vendue à prix tout doux. Si c'est pas chouette!...
Ne sachant pas qui a répondu ou non à ce questionnaire, prends la suite qui a envie...
Odyssée vinesque (18): Château Couronneau ou le prix de l'exigence
J'avais découvert le Château Couronneau alors que j'étais responsable d'un magasin bio. Il avait été sélectionné comme "vin du mois" dans le réseau Biocoop. Par curiosité, j'en avais goûté une bouteille et j'en étais tombé de suite amoureux. Du coup, j'en avais commandé une centaine de bouteilles qui furent vendues en quelques jours, car j'en vantais sans cesse les mérites. Il resta jusqu'à mon départ le bordeaux incontournable du magasin...
Aussi pensais-je rapidement à ce domaine lorsque se posa la question de choisir quelques Bordeaux, de préférence ;o) Christophe et Bénédicte Piat répondirent de suite favorablement à ma demande, même s'ils n'avaient pas un besoin impérieux de le vendre dans la région (80% part à l'export). Et l'on décida de se rencontrer :o)
Si le domaine est le plus haut perché du Bordelais (180m d'altitude), il aussi la caractérique d'être le plus à l'Est du département de la gironde. Sur la colline d'en face, on aperçoit le Château des Vigiers, célèbre pour son golf, son hôtel de luxe et son vin... de Bergerac!
Lorsque l'on arrive au pied du domaine, on ne peut qu'être impressionné par la beauté du site. On aperçoit au bout haut d'une majestueuse allée de cyprès un château fort du XVème siècle ayant appartenu à Jacques Cartier et ses descendants durant plus de 3 siècles. Celui-ci fut rénové en même temps que le vignoble à partir de 1994 par Christophe et sa femme. C'est peu de dire que c'est une réussite!
Photo du site de Couronneau
Comme le dit Christophe Piat, losqu'on a un objectif, il faut s'y tenir et ne pas changer de direction en cours de route. Celui des Piat était d'obtenir le meilleur vin possible.
Première étape: le vignoble. Une grande partie fut arrachée puis replantée avec des porte-greffe plus qualitatifs et un drainage du sol. Afin d'obtenir chaque année une maturité optimale (les sols étant très argileux - boulbènes) , il fut choisi de ne replanter que du Merlot, plus précoce que les cabernets. Le choix de l'agriculture bio s'imposa également rapidement, afin d'apporter un meilleur équilibre à la vigne. La vigne est suivie de très près par un technicien spécialisé en viticulture bio et sert de centre expérimental pour de nouvelles méthodes de culture et de protection de la plante. Tous les ans ont lieu d'ailleurs des portes ouvertes destinées aux viticulteurs et étudiants qui veulent en savoir plus sur ces techniques.
Beaucoup de rigueur aussi dans les travaux de la vigne: taille très courte (guyot simple de 4 yeux pour la cuvée haut de gamme), ébourgeonnage et épamprage manuels, vendange en vert si nécessaire, effeuillage. Tout est fait pour avoir un raisin le plus sain et le plus mûr possible.
Deuxième étape: le chai. Entièrement rénové, il allie la tradition d'un bâtiment ancien et la modernité des cuves en inox thermo-régulées. Le raisin subit d'abord une macération à froid, puis fermente à température basse (20-25°) afin de préserver le fruit. Le pressurage se fait avec un pressoir vertical hydraulique. Puis selon les cuvées, le vin est élevé en barrique, en foudre ou en cuve pendant 12 mois.
Le résultat de cette obstination et de cette exigence: des vins d'une qualité rare en Bordeaux sup' qui rafle les médaille d'or dans tous les concours où il apparaît. Mais arrêtons d'en parler et goûtons-les...
Christophe Piat me précise qu'ils ne sont pas au top car mis en bouteilles les jours précédents...
Chateau Couronneau, Bordeaux blanc 2006 (50% sauvignon blanc, 50% sauvignon gris, élevé en cuve): nez expressif sur les fleurs blanches et les agrumes. Bouche ample et fraîche, avec de la rondeur. Christophe m'explique que c'est un vin qui gagne à vieillir car la sauvignon gris met du temps à s'exprimer. Il apporte alors une complexité rare dans les bordeaux blancs...
L'Ecuyer 2004: nez sur la mure et la truffe. Bouche de bonne ampleur, avec du fruit et des tannins légers. La finale est un peu asséchante. Pour Christophe, ça ne s'améliorera plus: cette entrée de gamme est faite pour être bue dans les 2-3 ans sur le fruit et pas pour vieillir.
L'Ecuyer 2005: nez bien mûr. Bouche moelleuse, fruitée, d'un bel équilibre. Finale assez courte. Sympa.
Château Couronneau 2005: beau nez sur les fruits noir bien mûrs et les épices. Bouche ronde, ample, mûre, d'une bonne richesse, avec des tannins enveloppés s'affermissant en final. Quand il aura "digéré" sa mise en bouteille, ce sera un beau vin!
Château Couronneau "Pierre de Cartier" 2005: nez envoûtant entre la crème de fruits noirs, le benjoin et les épices exotiques. Bouche puissante et riche, d'une grande profondeur, avec une matière presque crémeuse. Tannins très bien fondus. Finale noble et puissante: un très beau vin digne des meilleurs vins de la rive droite!
Je suis reparti ravi de cette visite: la propriété est magnifique, les vins d'un rapport qualité/prix renversants et les propriétaires d'une gentillesse et d'un dynamisme qui font plaisir à voir. Que du bonheur!











































