A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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14 février 2007

Odyssée vinesque (9): sur un air de Berlioz...

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De Jongieux, nous sommes passés à Chignin, dont vous voyez deux tours en ruine. Et un peu plus à droite, encore une autre (ci-dessous). Pour tout dire, il y en avait 7 dans le temps, appartenant à des personnes différentes: ils avaient dû faire un concours de celui qui a la plus grosse ;o)

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Mais passons à des choses plus sérieuses... Je suis venu voir Gilles Berlioz, l'une des figures montantes de la viticulture savoyarde. Ca à l'air de le faire sourire, cette soudaine médiatisation: il se contente juste de faire son travail le mieux possible, en essayant d'y trouver l'harmonie nécessaire. Pour cela, il a réduit son domaine de moitié, se contentant aujourd'hui de 3 hectares et demi. Il peut ainsi bichonner ses pieds de vignes avec les préparats bio-dynamiques et labourer le sol avec sa jument, pouvant contempler à loisir le massif de Belledonne. Et il est heureux comme ça, Gilles: le succès ne le fera pas changer!

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Après un tour dans les vignes, nous dégustons ses vins tranquillement dans sa cuisine...

Chignin 2006 (déjà en bouteille!): nez très floral, la pomme et des notes citronnées. Bouche ample, charnue, avec de la matière et de la fraîcheur. Un léger gaz vous titille la langue: ce n'est pas pour me déplaire ;o) Petite mâche sympathique en finale confirmant son statut de "vin de soif à partager avec des potes".

Altesse 2005: nez en finesse sur le miel, la pomme mûre et les fruits secs. Bouche de belle ampleur, moelleuse, avec une trame acide qui équilbre bien l'ensemble. Finale sur la chair de pomme verte, astringence comprise. Un vin de contraste.

Chignin Bergeron 2004: nez confit sur l'abricot, la pêche blanche et le nougat au miel. Bouche grasse, confite, avec de la vivacité. L'équilibre et la texture sont remarquables. Finale mûre et persistante. Du beau vin!

Chignin Bergeron 2005: nez plus en finesse et en fraîcheur sur des notes d'abricot. La matière est plus serrée, plus dense, avec des arômes d'une grande délicatesse. Le vin n'en est pas moins rond, charnu. Finale très aromatique et puissante. Un vin d'un grand équilibre: 2005, aussi millésime du siècle en Savoie?

Gamay 2005: nez sur le noyau, la framboise mais aussi le fer, la rafle. Bouche ronde, fraîche, avec une acidité assez marquée. C'est croquant, gourmand, sympa, quoi. Finale un peu sèche sur des notes ferreuses.

Mondeuse 2003: nez sur les fruits caramélisés, le cuir et les épices. Bouche ample, aux tannins encore fermes. On sent une matière bien mûre (canicule). Finale asséchante sur le noyau et les épices.  Evolution à suivre.

Mondeuse 2004: nez profond, balsamique sur les fruits noirs et les épices. On pressent le grand vin. La bouche ne déçoit pas: matière pleine, charnue, complexe, aux tannins veloutés. C'est puissant, goûtu. Finale ferme de belle intensité. La preuve que la mondeuse est un grand cépage!

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C'est pas tout, mais je ne peux m'éterniser: je vais voir un autre grand bonhomme de la Savoie: Louis Trosset.

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Merci à Gilles et sa famille pour leur accueil!



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