A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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31 juillet 2006

Mécékoidoudoudidon (2)?

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Réponse demain même heure...




30 juillet 2006

Michel Bras, l'album photo

J'ai enfin un peu de temps pour travailler sur le transfert, la retouche et le classement des images prises cet été. Voici le premier album consacré à notre séjour chez Michel Bras. Les photos ont été grandement améliorées par rapport à celles publiées il y a 15 jours (magie de l'informatique!).

Pour y accéder, il suffit de cliquer ICI ou sur l'image dans la colonne de droite

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29 juillet 2006

Sous un crumble pistache/amande, une salade rafraîchissante aux fruits d'été et à la verveine

Cette recette a été faite pour le même repas que la précédente. Elle est donc pour 14 personnes(!) Il faudra donc faire un peu moins chez vous ;-) Les photos ont été prises vers minuit. Même retouchées, elles ne sont pas franchement top. Par contre, la recette l'est, assurément.

La salade aux fruits d'été

Faire un sirop avec un grand verre d'eau (20cl) et la moitié de ce verre de sucre roux. Quand il est en ébullition, éteindre le feu et rajouter une dizaine de feuilles de verveine fraîche.

Eplucher et couper en morceaux 12 pêches et un melon. Verser dessus le sirop refroidi. Mettre au frais.

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Le crumble

Mixer très grossièrement 200g de pistaches non salées et 100g d'amandes émondées. Les faire griller dans une poêle. Quand ils sont dorés, verser dessus environ 50g de sucre. Arrêter le feu. Bien le mélanger pour qu'il fonde et enrobe tous les morceaux. Laisser refroidir.

Faire chauffer le four à 180°. Faire un crumble classique avec 80g ce beurre, 80g de sucre et 80g de farine. Faire uun sable assez grossier. Bien étaler sur une plaque et mettre au four environ 20mn. Laisser refroidir.

Mélanger les deux crumbles pour n'en faire qu'un.

Le répartir juste avant de servir sur les salades en ramequin. Servir de suite.

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Servi avec un Gaillac doux 2003 du Château Montels servi bien frais. Ses arômes de pêches, de fruits confits et de miel, ainsi que son soyeux se mariaient élégamment avec le plat.


27 juillet 2006

Thon mariné aux agrumes, caramal balsamique & coriandre

2006_0724eric0019J'ai fait cette recette chez mes amis de Laroque pour 14 personnes. Je n'ai pas noté les proportions exactes. C'est donc plus "l'esprit" de la recette qui est prendre ici. Pour des questions pratiques, je n'ai pas fait non plus de service à l'assiette. La présentation finale est donc relativement rustique par rapport à mes présentations habituelles. Il n'en reste pas moins que cette recette était délicieuse.

La marinade

Faire réduire environ 10cl de vinaigre balsamique aux 3/4. Rajouter un demi-verre de sucre roux. Faire épaissir. Rajouter un verre de jus d'orange et un jus de citron. Hachez finement un oignon nouveau, un demi-citron confit (salé) et quelques branches de coriandre. Les rajouter à la préparation précédente.

Le thon rouge

Couper en cubes deux darnes épaisses de thon rouge. Les faire mariner dans le mélange précédent 3/4 heures.

Présentation

Enlever une partie du jus et l'ajouter à la salade d'accompagnement. Décorer avec les plantes que vous avez sous la main (ici bourrache et ciboulette).

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La salade était composée de riz demi-complet, de 3 tomates émondées, de 2 avocats, d'un poivron orange, d'un demi-citron confit, d'une botte de radis en rondelles, d'un demi-jus d'orange, de quelques branches de coriandre, et la marinade ci-dessus.

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25 juillet 2006

LA FETE DU PAIN ET DE L'AMITIE

2006_0724eric0071Dimanche a eu lieu au Château Laroque la 11ème fête du pain et de l'amitié. J'ai aidé à préparer la première en 1996, et depuis à de rares exceptions, j'y reviens presque tous les ans. C'est le cas de beaucoup de visiteurs, et on a plaisir se revoir et à partager une belle journée. Les "nouveaux" sont évidemment les bienvenus, et seront vite atteints du "virus".

Les premiers arrivants débarquent vers 9h00 du matin. C'est l'heure du "cours de boulangerie". James Forest l'anime depuis l'année dernière, et c'est un bonheur de l'entendre parler du pain et de l'histoire du blé, mais aussi de voir naître la pâte dans ses mains.

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Peu après, les élèves mettent la main à la pâte

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Quand les pâtons auront levé, ils cuiront dans le four à pain

conçu par le frère de la propriétaire

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Et voilà le résultat:

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Pendant ce temps-là, d'autres stands se sont installés:

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Un revendeur de sel, fleur de sel et salicorne

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Un maraîcher bio avec plein de variétés anciennes de légumes

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Une apicultrice dont le mari est... boulanger

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Une céramiste qui oeuvre avec un mari... photographe

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Si l'on avait la curiosité d'entrer dans le château,

un choix ébouriffant de livre autour de la santé

& des médecines naturelles

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et puis bien sûr un stand des vins de Laroque!

(dont le fameux Très Or, que c'est moi qui ai dessiné l'étiquette)

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Pour le repas de midi, c'était "auberge espagnole"

Chaque participant apportait un plat de son choix,

entrée, plat ou dessert...

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Et puis tout le monde (près de 200 personnes) sont

parties s'installer aux différentes tables

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Après le petit café, les participants ayant bu modérément

ont pu assister à deux conférences

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L'une sur l'homme et les enjeux du XXIème siècle

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L'autre sur l'alimentation et la santé

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pendant que des enfant jouaient à saute-moutons

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que d'autres refaisaient le monde

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Certains enfins pouvaient méditer près de la fontaine...

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Autant dire que le soir est vite arri

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Tout le monde s'est retrouvé autour d'un gigot à la plancha

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Et ça a duré presque jusqu'au bout de la nuit!

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A l'année prochaine, les amis!




24 juillet 2006

Viva la plancha!

2006_0724eric0001Comment ai-je pu vivre sans connaître la plancha. J'en avais bien mangé deux-trois fois dans des restaus, mais je n'avais jamais vu quelqu'un s'en servir. Ce fut le cas ces derniers jours. Un ami qui est venu aussi préparer la fête du pain est un fou de plancha. Il en a donc amené une à Laroque, et l'a offerte au propriétaire des lieux. 2006_0724eric0003

La plancha a beaucoup d'avantage par rapport au barbecue classique. Comme les flammes ne passent pas à travers la plaque, il n'y a pas besoin d'attendre d'avoir des braises. Les graisses ne tombent pas dans le feu et ne dégagent donc pas de fumée cancérigène. Les produits que vous mettez à cuire sont de saveur plus délicate que si vous les faites au barbecue. Bref plus rapide, plus sain, plus mieux, quoi!

Yannick nous a donc fait cuire à la plancha ces derniers jours: des filets de limande, des gambas des aiguillettes de canard et du gigot!... Tout était excellent, et pourtant d'une simplicité enfantine ;-)

Photos de l'artiste à l'oeuvre:

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Bouquet final: deux gigots pour 50 personnes!

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CHAPEAU L'ARTISTE!!!


22 juillet 2006

Demain, c'est la fête du pain!

Depuis quelques jours, nous travaillons d'arrache-pied pour préparer la 11ème  fête du pain et de l'amitié au Château Laroque (Saint-Antoine de Breuilh - Dordogne). Laroque, je vous en ai déjà parlé dans quelques posts, ce sont des amis viticulteurs que je connais depuis 1995 et chez qui nous avons plaisir à retourner plusieurs fois par an. Re-voici quelques photos du domaine pour ceux qui n'auraient pas suivi!

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Au programme demain: stands de producteurs bio, atelier de boulangerie, musique, repas "auberge espagnole", dégustation de vin, musique, conférences... et rencontres!!!

Pour ceusses qui habitent dans le coin et qui ne savent pas quoi faire demain, n'hésitez pas venir: c'est GRA-TUIT!

A demain, peut-être....


Visite dégustation au château Troplong Mondot

En allant de Beauséjour, nous sommes passés par une route aux beaux paysages. Je ne peux m'empêcher de vous les montrer.

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Qui c'est? La réponse ci-dessous.

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Bon, On va peut-être passer au sujet du jour, non?

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BIENVENUE A TROPLONG MONDOT

(prononcez trolon)

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Nous sommes accueillis par la responsable de l'accueil, Christine Brachet. Cette dame est très accueillante, mais pas hyper branché technique. La visite fut donc assez rapide et pas des plus exhaustives... Bon alors en dessous vous avez le chai, tout ce qu'il y a de plus classique. Ce qui peut surprendre, c'est le nombre de important de cuves. Et pour cause: c'est un des plus gros domaines de Saint-Emilion (30ha, soit trois fois l'exploitation "classique".

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On n'apprendra pas grand chose d'exceptionnel sur les vinifs, si ce n'est qu'ils font une partie (environ 1/4)en pré-macération dans des cuves spéciales (ci-dessous) et qu'ils ont une installation en micro-bullage. Mots phares du domaine: classicisme avec une touche de modernité ;-)

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Ces cuves sont presque aussi larges que hautes, ce qui permet une surface d'échange plus importante entre le marc et le moût. Dans le chai, c'était un peu le bazar car ils étaient en train d'embouteiller le 2004 (120.000 bouteilles tout de même). Résultat au bout de 15 jours de travail acharné: une montagne de caisses!

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Tout est déjà vendu, bien évidemment. C'est également le cas du 2005, vendu en primeur en une demi-heure!!! Allons le voir au chai, ce 2005. Vous allez voir, c'est très smart. Normal, le mari de la propriétaire ( Christine Valette - Pariente) est décorateur d'intérieur!

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Bon, ça, c'est la position "visite". mais ça ne peut pas rester comme ça, parce que ça perturbe l'hygrométrie du lieu. En temps normal, c'est comme ça:

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Sinon, à peu près comme d'hab: 80% de barriques neuves, chauffe moyenne, quatre fournisseurs, soutirage tous les trois mois. Très classique, quoi... Et si on buvait un p'tit coup, Pluto plutôt?

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Nous goûtons le Château Troplong Mondot 2004 qui vient d'être embouteillé: la robe est violine sombre. Le nez est superbe de fruits mûrs et d'épices, avec une touche de pain grillé. La bouche est ample, riche, charnue, d'une grande intensité aromatique. Puis la bouche se durcit un peu en final et c'est bien triste. C'est l'effet "mise" nous dit notre guide (la "maladie de la bouteille"). Mais quelle idée de nous servir un vin qui vient d'être mis en bouteille, franchement? Surtout qu'il y en a plein d'autres à côté, à bonne température ;-)

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En sirotant notre verre, nous recausons de la folie des primeurs actuels. Elle nous dit que le prix qu'ils ont fixé n'a posé aucun problème, puisque tout est parti plus vite que d'habitude. Le prix du vin est donc bien positionné et permettrait de justifier le passage du château en 1er Grand Cru Classé B (en septembre prochain). Par contre, notre guide doute que l'Angélus passe au niveau supérieur, car il est encore loin derrière les 2 "A"... Voili voilou...

Une petite devinette pour finir... Qu'est-ce donc?

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Un crachoir! M'étonnerait pas qu'il ait piqué l'idée à Latour,

qui a le même en acier brossé ;-)

Eh bien voilà. Fin du périple bordelais 2006. J'espère que ces petites ballades dans les chais de la rive droite vous ont plus autant qu'à nous. Nous avons été assez raisonnables cette année, car nous allons habiter prochainement dans le coin: nous pourrons donc faire des virées dans le vignoble dans nos temps libres :-)

 


21 juillet 2006

Visite dégustation au château Beauséjour-Bécot

L'avant-dernier de notre périple libournais... On a tourné 10 minutes sur la plateau de Saint-Emilion avant de le trouver. Il faut dire que le panneau d'indication est très mal placé. Merci au château Canon voisin de nous avoir montré le chemin ;-) Il faut ensuite faire le tour du bâtiment pour trouver une porte ouverte. Nous tombons sur Dominique Bécot qui appelle Alex, le maître de chai pour qu'il nous fasse la visite...

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Rien de révolutionnaire dans l'ensemble de la vinif. table de tri, égrappoir, pompe, cuve inox, 28°, etc, etc... Les techniques les plus innovantes comme la pré-macération à froid sont réservées à Joanin-Bécot, leur domaine en Côtes de Castilllon. Quant à la Gomerie, elle a son chai spécifique au coeur de la parcelle. N'étant que grand cru, ce vin n'a pas le droit d'être élevé dans un chai de 1er grand cru classé.

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Le chai à barrique est situé en dessous du chai de vinif. Les barriques, neuves à 80% sont donc remplies par gravité. Pour le reste, tous est encore très classique: soutirage trimestriel, collage au blanc d'oeuf frais, etc...

Eux aussi ont leur lot de galeries souterraines que nous nous faisons un bonheur de visiter. Il y fait si frais!

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A noter une petite salle de récéption souterraine

assez croquignolette...

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Toute une ambiance... et avec vue sur les vignes!

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Bon c'est pas tout, mais qu'est-ce qu'on boit?

Tout d'abord, du Joanin Bécot 2001: la couleur est sombre. Le nez inspire le respect par sa force tranquille, son évidence, sa finesse (ronce, graphite, menthol)... Si la suite est à la hauteur, ce sera un grand vin. On goûte... Alors?... Eh bien oui, ça suit! C'est d'une grande ampleur, avec des tannins entre le velours et la soie. La bouche est mûre, gourmande, sans aspérité. Un régal! Une réussite pour ce premier millésime depuis la reprise par la famille Bécot!

On passe au 1er cru classé, Beauséjour-Bécot 2002: je ne sais pas si c'est l'effet millésime, mais il est un peu écrasé par le précédent. La robe est un peu plus fluide, le nez est encore dominé par l'élevage: on se croirait chez un torréfacteur! La bouche est souple, les tannins parfaitement fondus. La matière est tout sauf impressionnante. Nous avons affaire à un 2002 typique déjà prêt à boire si tant est qu'on aime ces arômes délevage un peu prononcés ;-) En tout cas, si j'ai à choisir, je prends le côtes de castillon plutôt que le 1er cru. Comme quoi , le prestige de l'étiquette n'est plus ce qu'il était :-D

Allez, plus qu'un! (ce sera Troplong Mondot).


20 juillet 2006

Visite dégustation au château Belair

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Il était fort intéressant de passer d'Angelus à Belair, car la façon d'aborder le vin est pour le moins différente: autant le premier est synonyme de modernité, autant l'autre se veut le défendeur du Bordeaux traditionnel.

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La côte Pavie vue de Belair

Si l'on prend sa situation géographique, elle est assez exceptionnelle. Le château se situe en haut de la côte calcaire. Il est voisin d'Ausone qui appartenait il y a encore peu au même propriétaire, et du Clos la Madeleine. Le vignoble est cultivée en éco-dynamie qui ressemble furieusement à la bio-dynamie, excepté peut-être son fatras ésotérique...

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Avant d'entrer dans le chai troglodyte du domaine, on peut remarquer un prototype de Vinosaure. Sous ce nom un brin farfelu se cache un appareil révolutionnaire créé il y a près de 30 ans par Pascal Delbeck, l'actuel propriétaire. Sur la base d'une remorque, vous avez une table de tri vibrante, un érafloir et un tapis roulant pour transporter en douceur le vin dans la cuve. Les puristes d'aujourd'hui vous diront qu'il manque une table de tri après l'érafloir pour contrôler la qualité des grains.

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Le chai troglodyte est assez impressionnant, et sa fraîcheur très appréciable. Il s'y trouve quatorze cuves en inox thermo-régulées. Le plus surprenant vient de deux cuves supplémentaires logées dans une fosse au fond du chai. Elles peuvent monter et descendre à volonté afin de permettre un remontage par gravité: transfère le moût par gravité dans une de ces cuves en position basse. Puis on la monte et on reverse le moût sur le marc de la cuve d'origine également par gravité. Résultat: pas besoin de pompe pour les remontages!

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La fermentation malo-lactique est faite en cuve avant un transfert par gravité vers le chai à barrique. Un soutirage trimestriel  est fait comme le veut la tradition. Là aussi, seule la gravité est utilisée pour le faire. Ainsi, jusqu'à la fin de l'élevage, aucune pompe n'aura été utilisée.

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Nous visitons une partie des galeries souterraines où sont stockées les bouteilles du château. Si on devait en visiter l'intégralité, on y passerait un bon moment: il y en a 100.000 m²!!!

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La dernière photo montre les cadaves d'une dégustation exceptionnelle qui a eu lieu il y a une dizaine d'année: une verticale de plus d'un siècle de tous les millésimes de Belair!

Il ne nous reste plus qu'à déguster le millésime 2005 sour le regard bienveillant de Jésus:

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Belair 2005 (échantillon à partir de 4 barriques fait 2 jours auparavant): robe rouge sombre mais pas opaque. Nez fin sur la mûre, la framboise avec en arrière-plan des notes lactées et toastées. Bouche fraîche de bonne ampleur avec une acidité bien présente mais parfaitement intégrée. La matière joue plus la carte de la finesse que celle du volume. Les tannins doux au départ se durcissent en fin de bouche et gâchent un tantinet la finale. Un peu austère, comme dirait Daniel ;-)

Merci en tout cas à notre guide d'un enthousiasme rare qui sait faire partager son amour du domaine...

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