A boire et à manger

Quand deux passions se rejoignent pour n'en faire qu'une: la gastronomie

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26 décembre 2005

A boire et à manger (spécial Noël)

Il y eut (trop?) à boire et à manger ce week-end passé chez mes beaux-parents. Comme à l'accoutumée, beau-papa s'était mis aux fourneaux et nous avions apporté de quoi se rafraîchir. Il fait tellement chaud en ce moment...

rodez_bPour démarrer la soirée, un champagne blanc de blancs d'Eric Rodez: nez d'agrume et de noisettes, bouche d'une belle densité et aux bulles chatoyantes, bonne persistance. Ce vin nous met en appétit, ce qui ne me paraît pas inutile ... Pour continuer dans la fraîcheur, nous attaquons le repas par des huitres. Celles-ci permettent de finir le champagne et de faire la 100_2179transition avec le vin suivant: un Rolle "grange Philippe" vinifié par le domaine Grès Saint Paul à Lunel: ce vin est très sec, avec une minéralité presque métallique qui dérange certains convives... Moi, pas... Pour les non amateurs était également sur le table un très beau Montlouis: "les choisilles 2001" de François Chidaine. Avec ses surprenantes notes fumées, il ira très bien avec le carpaccio de saumon qui arrive sur la table. Celui-ci, délicieux, fut rapidement réduit à peau de chagrin. Dieu merci, nous pouvons continuer à nous sustenter grace à une très bonne terrine de saumon préparée par ma belle-mère. Moelleuse à souhait, elle finit agréablement cette première partie de repas.

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fleurNous passons aux choses sérieuses: les terrines "maison", servies avec un Bordeaux Fleur-haut100_2183 Gaussens 2003. Nous le servons parcimonieusement, car il aura aussi la rude tâche d'accompagner le fromage. Le vin a la générosité des 2003 et explose de fruits noirs bien mûrs. Aucun tannin ne vient gâcher le plaisir: ce vin coule tout seul. Seule une grande maîtrise de la volonté de chacun permet de préserver la moitité de cette bouteille.

Après une petite pause bien méritée, nous arrivons au plat principal de la soirée. Ce n'est ni une dinde, ni un chapon, mais... du homard! Celui-ci est 100_2184présenté dans chaque assiette dans une feuille de filo. Il est accompagné d'une sauce faite avec les têtes et les coraux des bébêtes. Pour accompagner ce plat haut en couleur, nous avons amené un vin dont j'ai déjà parlé sur ce blog: un morillon 2004 de Jeff Carel (vin de table de l'Aude). Ce chardonnay botrytisé vinifié en (presque) sec a un charme irrésistible, mêlant adroitement suavité et fraîcheur: accord parfait avec le homard (et tellement moins cher qu'un Montrachet...)!

Viennent ensuite les fromages. Ca me donne l'occasion d'expliquer à Thomas, le frère d'Olivier que le vin blanc y est souvent nettement plus à son avantage que le le vin rouge. Devant son air à moitié convaincu, je me dis que la prochaine fois qu'il viendra nous voir, il aura droit à une démonstration.

100_2192Le dessert est une "mousse de poire et son coulis de framboise". La digestibilité de ce dessert est bien venue. Nous débouchons pour l'accompagner la dernière bouteille de la soirée: une méthode traditionnelle de Muscat Petit-grain. Ce vin a déconcerté un peu tout le monde par son côté ultra-brut. Beaucoup auraient préféré finir sur un vin plus tendre. Cela ne gacha pas toutefois cette belle soirée. Demain serait un autre jour...

muscat



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